‹ La société du second empire (volume 3)Chapitre 8 sur 84 · ômM-;il i()iiit(! l'i.KVuy, Sinivcnirs · texte numérisé non relu

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LES PBELIMliXAIRES DU COUP D ETAT 9

Roi — le même Ledoux que nous verrons conduire l'Empereur le soir de l'allentat d'Orsini — et montée par deux valets de pied de haute (aille, était attelée

Les trois neveux du grand homme élus représentants du peui)le : Jérùme-Napoléon, Louis-Napoléon, prince Murât. (Lithographie populaire du temps.)

d'une très belle paire de chevaux achetée au g-énéral Cavaignac qui, par une particularité assez étrange, l'avait acquise à la vente du duc d'Aumale, après que celui-ci avait dû, en février, quitter brusquement Alger. Le Président passa bientôt dans les Champs-Elysées

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la revue des troupes de Paris et des environs. Ainsi que le craignait M. Thiers, Louis-Napoléon se présenta devant Tarmée avec l'uniforme de général de la garde nationale. Quand il apparut monté sur sa magnifique jument qu'il avait ramenée d'Angleterre, avec l'air martial et gracieux d'un grand cavalier, il y eut un frémissement dans la foule et un enthousiasme indescriptible dans les rangs des soldats. Son visage inconnu pour ainsi dire, attirait d'autant plus les regards que les caricatures l'avaient indignement travesti. Chacun semblait fier d'avoir contribué et concouru à l'élection d'un chef que la nation venait de se donner, malgré les efTorts du Gouvernement.

Cette revue fut donc un immense succès pour le Prince. Lorsqu'au défilé, sur la place de la Concorde, il s'avança au devant du vénérable général Petit pour lui serrer la main, une acclamation unanime accueillit cette pensée touchante du neveu de l'Empereur, honorant à son tour le vieux soldat que son oncle avait immortalisé, en le serrant dans ses bras lors de la célèbre scène des adieux de Fontainebleau.

Le soir, un plaisant disait dans un club : « Mais il est fort bien le prince Louis-Napoléon ! Oui disait donc qu'il n'avait })as d'esprit? Il a ramené de Londres la plus belle femme et le plus beau cheval du monde ' ! »

En elTel, le Président était en relations très intimes, depuis que!(|ues années, avec une Anglaise, miss Howard. D'une beauté hors ligne, d'une pureté de traits sans pareille, d'une prestance noble et gracieuse, avec une taille admirable, c'était une magnifique personne sur le compte de laquelle, à première vue, l'on pouvait se méprendre. Très à la mode à Londres, renommée pour ses attelages et son installation, très admirée au Park et à la chasse comme la plus brillante des cava-

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