Germain Bapst, Le maréchal Canroberi, t. IV
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de la Convention de Genève, c'est-à-dire le matériel des ambulances de guerre qui ne manquait jamais de faire surgir des visions douloureuses dans son cœur compatissant aux malheureux et aux souffrants. Souvent aussi elle faisait des visites officielles au Champ de Mars et elle était toujours chaleureusement acclamée quand, à l'arrivée, elle descendait de son luxueux équipage avec cette grâce exquise dont elle avait le secret.
Elle recueillit, un jour, en s'y rendant de la sorte, rhommage d'un toui jeune homme de dix-sept ans qui était appelé à devenir un des premiers écrivains de son iemps. il s'appelait Julien Viaud et il préparait l'École navale. Voici, en effet, le souvenir qu'il rappela longtemps après, dans les derniers temps où il illustrait son pseudonyme de Pierre Loti : « En mai 1867, je tombai tout à coup très amoureux de l'Impératrice {c'est un accident qui arrivait à beaucoup d'hommes de ce temps là). Elle allait souvent du côté du Champ de Mars, pour inaugurer différentes choses, et je perdais des heures de travail à attendre le passage de sa voiture, très obscurément confondu parmi la foule. A demi couchée dans son landau, qui avait une autre allure que les autos de princes de notre époque, elle était idéale à voir passer et aucun profil de femme n'était comparable au sien ^ » Mme Récamier appré-: ciait tout spécialement le suffrage des petits pâtissiers qui'se retournaient sur son passage. Peut-être la belle souveraine n'aurait-elle pas dédaigné celui de ce maigre et timide collégien dont l'admirable sensibilité devait plus tard ravir tant de lectrices.
Une animation extraordinaire, un flux et un reflux de foule ininterrompus ne cessaient de régner aux quatre grandes portes de l'Exposition. Cela augmen^