‹ La société et les moeurs en BéarnChapitre 49 sur 126 · MŒURS BEARNAISES SOUS LES ROIS · texte numérisé non relu

MŒURS BEARNAISES SOUS LES ROIS

Montgonmery, Montluc, n'ctait pas tendre, lui non plus.

Qi-iant au mariage secret de Jeanne avec M. de Goyon, les ministres protestants les plus éclairés qu'elle avait consultés avaient répondu, en 1571, que cette union devait être régularisée. Mais, au moment où Jeanne s'occupait du mariage de son fils, elle ne pouvait s'occuper du sien: elle mourut en 1572, et le comte de Goyon périt pendant la Saint-Barthélémy.

La reine Margot avait été élevée dans une cour où la vertu ne brillait pas. Ses aventures galantes ont été nombreuses ; mais, de son temps et de nos jours, on lui en a prêté beaucoup.

Oiielle imagination que celle de certains romanciers ! Qui pourrait, par exemple, croire à cette historiette de Tallemant des Réaux : « Elle pendait tous les soirs à un crochet, qui fermait à cadenas, derrière le dossier de son lit, un grand vertugadin qui avait des pochettes tout autour, en chacune desquelles elle mettait une boëte où était le cœur d'un de ses amants trépassés; -car elle était soigneuse à mesure qu'ils mouraient d'en faire embaumer le cœur. »

Une librairie pornographique de Bruxelles a fait réimprimer le Divorce salyriqiie. On ne doit pas s'arrêter à des accusations d'une grossièreté repoussante.

Marguerite reprochait à son mari de sentir l'ail ; mais Henri avait été élevé parmi les paysans de Coarraze. Et, sans atténuer ce qu'il y a eu de scandaleux, au point de vue moral, dans les amours du vert-galant, il faut bien reconnaître que la galanterie du bon Henri

a contribué, tout autant que ses victoires, à sa popularité.

Les rois de ce temps -là pouvaient donner de mauvais exemples ; mais, il fliut bien le dire, on les imitait beaucoup plus que l'on ne s'en scandalisait.

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