LI£ CHEVAL
Rcici's chevalines des Pyrénées. — Haras. — Le cheval de guerre Course an bal
Courses au XI I^ siècle. — h's tournois. — Le cheval à l'église ci
C'est du cheval que le chevalier et hi chevalerie ont tiré leur nom. Les beaux chevaux fliisaient l'orgueil des seigneurs du moyen âge. C'est îi cheval qu'ils voyageaient et combattaient ; c'est à cheval qu'ils allaient en chasse et dans les tournois.
Dans les romans de chevalerie, les chevaux sont tellement associés à la gloire, aux aventures, à toute la vie des anciens preux que les noms de ces nobles animaux ont traversé les siècles, plus célèbres, plus connus que les noms de beaucoup de rois jadis fameux. Qui ne connaît l'hippogrifte s'élevant dans les airs, et la jument de Rolland sautant du haut des rochers sur la pierre où le pâtre des Pyrénées montre encore aux touristes l'empreinte de son sabot !
l6 LA SOCIÉTÉ ET LES MŒURS EN BÉARN.
Dans leurs incessants combats contre les Arabes, les Gastons s'emparèrent de beaux chevaux. En ces temps lointains, la guerre nourrissait la guerre. Le butin remporté sur les musulmans de Palestine ou d'Espagne fut souvent considérable. Dans le partage, les beaux chevaux étaient pour les nobles qui auraient dédaigné de prendre des vaches ou des moutons.
C'était l'orgueil d'un châtelain d'avoir des écuries renommées, de posséder de belles races, d'avoir assez d'animaux pour suffire aux relais dans les longs voyages, aux transports, à tous les besoins du service et de la
seigneurie.
Nos chevahers béarnais n'étaient pas toujours les ennemis des Arabes ; il leur arriva de combattre à côté d'eux en amis. C'est alors qu'ils achevèrent d'acquérir la science du cheval, et surent en admirer les perfections. Ils apprirent ainsi que le cheval devait avoir : l'œil, la bouche et la grâce de la gazelle; la gaieté et Tintelligence de l'antilope; la vitesse et la vue de l'autruche; du lévrier la sécheresse des membres; du sanglier le courage et la largeur de la tête; de la vipère, enfin, le peu de longueur de la queue.
La grande et la petite écurie des seigneurs de Béarn et de leurs successeurs les rois de Navarre, furent renommées; leurs haras ne le furent pas moins. On faisait venir les pkis belles races étrangères et il en existait aussi dans le pays. Sans parler des chevaux de la plaine de Tarbes si fort appréciés depuis longtemps, la race navarrine était évidemment d'origine arabe. MM. d'Espalungueetde Livron ont, avec douleur, suivi et cons-