‹ La société et les mœurs allemandesChapitre 25 sur 43 · CULTURE BIATÊRIBLLE ET SOCIA.LB 2S · texte numérisé non relu

CULTURE BIATÊRIBLLE ET SOCIA.LB 2S

<!tix-àntième siècle. La Prusse n'eut même pas de ehaussèet axant 1787. En 1721, mi bourgeois de Gnnind voulut 86 itttdf e à Elwangen. C'était neuf iiews de poste à parcourir. Le lundi matin, après avoir fait dire une messe à cette intention, il se met en route avec sa femme et sa domesti<|ue daas une petite voiture couverte de toile et traînée par éemr chevaux. On n'a pas lait une lieue que le véhicule s'embovbe, ks voyageurs sont forcés de deseendre et, pa^i»' géant dans la boue jusqu'au genou, de pousser à la roue. Aa imli^i du viUage de Boebingen, on verse dans un trou àloBner et la femme se relève, avec une joue écorehée. De MoegUngen à Aalen, il faut prenddre trois ekevaux de ren^ fort et l'on met six heures pour amver au village où l'on passe la nuit. Le lendemsûn on repart de bonne heure et l'on parvient sans encombre à Hofen vers midi. MaUieunœement, à cent pas de ce village, la voiture tombe dans un tnm, la domestique a l'épaule démise, le cocher la main foidée, to^is les trois sortent de là affreusement salis. L'essieu est cassé, un ées ehevaioL eomplètem^U; fourbu, il faut ceocker une seconde mût en route, laisser là servante et domestique, louer une autre voiture avec laquelle on arrive enfin le mercredi soir à Elwangen. D'ordinaire on voyageait à i^val, et l'usage des voitures était réservé aux nobles et an haut clergé. En 1550, les carosses, importés d'Orient em Hongrie, cc^nmencërent k s'introduire, mais ces voitures eiânànées furent interdites en 1558 par le due de Brunswick comme favorisant la paresse et kt nonchalance. Les postes firent organisées en Prusse vers le quatorzième siècle. En 1516, MaximiJIen I*', prince de Tour-et-Taxis les établît de Bruxelles à Vienne. Sa maison nesta chargée de la direction générale et du transport des personnes, quoiqos< d'antres États eussent suivi son exeaiple.

U be8(Hn impérieux qu'éprou^va l'homme dans les iempB

modernes de communiquer sa pensée à ses semblables, donna naissance au journalisme. Avant l'invention de llmprimerie, les chansons populaires servaient à ce but. Elles furent remplacées, au seizième siècle, d'abord par les relations des diplomates, ensuite par les brochures et pamphlets que la Réforme fit éclore en foule. Les brochures paraissaient sous la forme de lettres, les pamphlets en dialogues. Les sujets qu'on y traitait répondaient au mouvement politique et religieux : les fêtes de la cour, la découverte de l'Amérique, les progrès envahissants des Turcs, les guerres d'Italie, la ligue de Smalkalde et la guerre de Trente Ans. Les pamphlets satiriques ou humoristiques conquirent rapidement la popularité, tout en mécontentant les souverains. Charles Quint, souvent taquiné par la presse allemande, fit adopter, en 1530, le décret suivant de censure à la diète d'Augsbourg : « Eu égard aux désordres excités par l'imprimerie, nous ordonnons que tout prince, électeur ou ville libre défende la vente de ces sortes d'ouvrages; rien ne doit paraître sans avoir été préalablement vérifié et censuré par des personnes compétentes ; chaque publication portera le nom de l'imprimeur et celui de la ville et ne pourra circuler sans cela. Quiconque transgressera ces prescriptions sera sévèrement puni, i» Vous voyez que la presse a eu de bonne heure sa réglementation. Entre les brochures, pamphlets ou relations et les journaux proprement dits, la transition s'opéra par les almanachs et les programmes périodiques des fêtes et foires. Les premiers almanachs servaient pour plusieurs années; à partir de 1550, on ne les rédigea que pour l'année courante. Ce fiit le hbraire Willer d'Augsbourg qui édita d'abord le catalogue des fêtes et foires (1564). Au dix-septième siècle, la presse ajouta à ces éléments le recueil des actes pubhcs,les manifestes, les brochures et relations que l'on publiait en gros in-folio par livraisons périodiques. Les étrangers nous précédèrent dans cette innovation {Mercurius Gallo Belgims

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de JansoDius, Mereurio overo Bistoria de correnii tempi de Siri, 1647); notre Theati'um europseum, ou description véridiqae de ce qui s'est passé de remarquable en politique et en religion, de 1617 à 1627, n'est qu'une estimable contre&çondes précédents recueils.

C'est en 1615 que parut le premier journal régulier en Allemagne, la Gazdte hebdomadaire du bourgeois de Francfort Egenolph Emmel. L'année suivante, une concurrence lui fat créée par le directeur des postes Birghden. En 1619 parurent les gazettes de Nuremberg et d'Hildesheim, puis celles d'Augsbourg, de Cologne et de Vienne. Dans cette dernière ville, les journalistes furent souvent frappés de peines correctionnelles très-sévères.

De la même époque date aussi le journalisme scientifique et littéraire. Il est vrai que la science était tombée dans un tel abandonnement qu'il fallut pour la ranimer l'impulsion du dehors. La France donna l'exemple d'abord par le Journal des savants de Denis de Sallo en 1665. En 1683, les professeurs de Leipsig, Otto Mencken en tète, fondèrent les Aeta Bmdiiorum, écrits en latin. Cinq ans plus tard, Thomas Chrétien édita les Dialogues mensuels, feuille spirituelle et simplement rédigée, qui devint en Allemagne l'organe de la publicité littéraire. D'autres recueils furent consacrés aux diverses branches de l'art et de l'industrie.

▲RT MILITÂIRB

Transformatîoa de Taïtt de U gnane entre le quatordème et te sepzième siècle; lansquenets. — Division des armées au point de vue social et de la tactique. — Munitions de guerre. — Episode d'un combat. — Fureurs de la guerre de Trente Ans. — Passage 4er l'armée mercenaire à l'armée active; luxe militaire.

Ifinsensïbles transformations s'étaient opérées dans i'ar- «ïée depuis le quatorzième siècle, mais elles ne prirent m» forme réelle qu^à l'époque de la Réforme. Les succès des Suisses sur les troupes d'Autriçfce et de Bourgogne dfeeréditèrent la grosse cavalerie féodale qui, pendant tout le moyen âge, avait décidé des batailles. Désormais elle se brise contre les corps mobiles de l'infantep^e, qui reprend sa supériorité et devient l'arbitre des combats. La sanglante journée de Marignan (1515) amena de nouvelles modifications dans la stratégie et fit comprendre la nécessité <ie combiner l'action réciproque de l'infanterie, de la cavalerie et de l'artillerie. En même temps le feu des mousquets introduisait sur les champs de bataille une nouvelle manière <ie combattre en corps détachés qui produisit son premier effet à Pavie. Un chef de bandes, Georges Frondsberg,

amu mutàmm SSfr

remplaça les troii|>es mercenaires de la cherakrie fé^âak ptr des milices régoMëres, et, plus tard, Louis XIYreeniIft m araiées parmi ses sujets, au li^ de prendre des ét^m^ gen à sa solde. Ente la révolution française, en imposant à dmeun le devoir de défendre la patrie, inaugura le sys* tème des années oontemporaiaes.

Les paysans allemands formèrent le nojau des corps de lansquenets, organisés par Maximilien !«' et fortifiés par Frondsberg, qui constituaient la fcnree de Tinfanteria et d>éifêaient à la toîx d'un capitaine expérimenté. Un régi* ment, lorsque Charles Quint eut reconstitué Farmée, comprenak 400 hommes d'infanterie, 100 piques, 50 épées de combat, 200 mousquets et 50 hommes de réserve pour remplir les vides. Les piquiers étaient ccraverts d'une as* mure avec la cotte de maille et le casque à pointe ; pour armes ils avaient le mousquet, deux pistolets à la ceinture et une pique de 16 à 18 pieds. A la place de la pique, une partie du détachement portait la hallebarde, sorte d'épée à deux tranchants. Les Midens arbaléftriers avaient été munis dîme arquebuse à rouet, inventée k Nuremberg en 1517 ; ils portaient le casque et une légère cœrasse. Plus tard, on leur donna le mousquet dont Famorce s'enfkmmait au moyen d'une mèche, pms d'vn cdsqoe d'acier qui faisait jsâilsr des étincelles d'une pieire à leu. En tète de chaque bataillon, mardiaient 10 ou 15 mousquetaires dont la solde était de 10 florins par mois. Le capitaine du baladllon en touchait 40, le lieutenant et renseigne chacun 20, le sergentmajor 12, le chapelain et les sous-officiers 8. La réunion àé 9 à 10 bataillons formait un régiment, comnmndé par un colonel dont la solde était de 400 florins par noois; son iieotenant-colonel n'en toucteit que 100. Le choix de chaque officier était réservé à l'officier supérieur immédiat. On ne payait les troupes que tous les trois mois et les i^etards provoquèrent souvent des révoltes; Féquipement était & la <îharge du soldat qui sliabillait et s'armait à son gré. Ce*

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pendant l'uniforme fut de bonne heure adopté par les lansquenets. Déjà) à Marignan, François !«' en avait sous ses ordres une troupe à qui la couleur de ses habits avait vala le nom de bande noire. Toutefois cet usage ne se généralisa que plus tard et l'on se contentait d'exiger de chaque soldat une écharpe aux couleurs de son commandant — La discipline était assez sévère mais exécutée trop négligemment. Chaque régiment avait son conseil de guerre et les coupables périssaient entre deux haies de piques dirigées contre eux. C'est probablement le duc d'Âlbe qui introduisit les verges aux Pays-Bas; la peine des baguettes fut imaginée par Qustave-Adolphe. Malgré tous ces moyens de discipline, le lansquenet ne cessa d'être une plaie pour les bourgeois et les écrits du temps n*en parlent qu'avec mépris.

Un maréchal de camp dirigeait la cavalerie. Chaque étendard ou compagnie comprenait 60 lanciers, 60 carabiniers et 120 cuirassiers. La grosse cavalerie, pesanament armée, comme au moyen âge, montait de grands étalons de tournoi. Elle avait une grande lance, une longue épée, deux pistolets à roue, souvent même une massue. L'armure et l'équipement les rendaient si lourds que si, pendant le combat, Tun d'eux vidait les arçons, il fallait deuxhonunes pour le remettre sur pied. Les chevaux des carabiniers étaient plus légers, leur armure moins lourde ; avec lenr épée ils portaient une carabine courte qix'ils tiraient en l'appuyant contre leur poitrine. Un régiment de 750 à 1,000 chevaux avaient pour officiers le colonel avec 400 florins de solde, le lieutenant-colonel qui en touchait 100, les maréchaux-de-logis chef 40 et les fourriers 24.

Le général qui coomiandait l'artillerie jouissait d'une grande considération et d'une solde importante; il avait sous ses ordres un lieutenant, un trésorier, un garde d'artillerie et plusieurs employés subalternes. Chaque pièce avait ses fusiliers et ses artificiers; le train était sous les

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ordres d'un maître sellier, les pontonniers (K)us ceux d'un chef spécial; un chef pionnier surveillait les fortifications. On distinguait les pièces de siège des pièces de campagne; parmi les premières figuraient le rossignol, la basilique, la chanteuse et le grand serpent; parmi les secondes, le petit et le moyen serpent, le fauconheau, etc. La charge variait ayecle calibre, depuis le boulet de 100 livres jusqu'à la demi-livre de plomb. Des obus en pierre de 25 à 200 livres étaient lancés par les obusiers. La pièce qui lançait des projectiles de 40 livres était servie par un maître d'artillerie et 16 artificiers; le fauconneau, dont la charge était de 3 livres, par un maître et deux aides.

La fonte et la préparation des munitions de guerre se faisaient à peu près comme de nos jours. Les lois mathématiques enseignées par Tartaglia vers 1531 augmentèrent la portée et la précision, tandis qu'un mécanicien de Nuremberg, Hartmann, inventait un nouveau calibre en 1540. Un peu aupai*ivant (1524) s'était introduit l'usage des grenades. Tous ces progrès de l'artillerie amenèrent forcément on progrès semblable dans les tranchées et fortifications ; les anciennes n'auraient pu résister à la force de ces nouveaux engins. Les vieilles rondelles se transformèrent en bastions triangulaires et pointus. Comme on n'évoluait plus 6Qr le terrain en une seule masse, mais par corps détachés, l'adresse guerrière de chaque soldat devint un point important et son éducation prit beaucoup de temps et de «oins. La stratégie, qui était née avec Frondsberg, Schert- ^et Maurice de Saxe, gagna beaucoup pendant la guerre de Trente Ans.

Une armée (de l'espagnol Armada) était commandée par ^ souverain ou par le général qu'il avait désigné; l'état- DMjor comprenait le trésorier, l'intendant, le prévôt, le kéraut d'armes, le quartier-maître, le chirurgien en chef,

plusieurs secrétaires et le eiijef des ineendies. Ce dernier avait la diarge d'estimer les dégâts pecasionnés par le feu. Pour metttB sou& les yeux de nae kelesurs le tableau vivant d'une bataille, nous ne saurions mieux faire que âe laisGer la parole à un maître deee jtemps, Georges Frondsberg, <pii donne en ces termes le bulletin de la batsdlle de Paanie : « Le 3 mai nous avosis campé avee Tarmée à Tami^an, près de Pavie, à une beure de distanee du oamp français placé entre nous et la ville, follement retranché et à Tabri d'oie surprise. Nous ne devions attaquer qu'i^rèt nous èfare concertés avec la garnison de Pavie et nous lui avons fait dire de nous envoyer quelqu'un pour en délibérer. On non» expédia WoldcrMein avee lequel H fut cchiv^u qu'ils quitteraient le château et n'y laisseraient que deux cents hommes. Afin de ne pas les exposer téméimirement, nous devkms L^ prévenir la nuit par deux coups de fusil et as répondcaient au si^al par un lèu allumé. Deux cents valets et cent espagnols en chemise blanche devai^Eit surprendre les cuirassiers campés dans le jardin des plantes, mais le jour a paru trop t6i et a empêché l'exécution de ce dessein. Les cuirassiers français ont eu l'éveil et se sont rassemblés. Nous avons lancé sur eux les chevau-lègars, Tinlantene et Taxtillerie. M^tin SUtich d'Ëms avec $es hommes et moi avec mes douze drapeaux, nous av(m^ oommeneé le feu. Arrivés dans le jardin nous avons donné le signal à ceux de Pavie de venir à notare rencontre juscpi'à une pro|Mfié6è dite de MirabeL Le marquis de Pescaire a répondu par l'ordre donné à Mertin d*avancer immédiatement avec le gros de sa troupe, tandis que j'attendrais que l'atillerie ftt attelée et prête à partir. Il y a eu de la peine pour franchir lep fossés; les Français nous ont tué quelques paysans, quel ques bœu& et chevaux près des canons et ik>us avons abandonné l'artillerie pour rejoindre à la hâte Mertin. Les Français nous ont poursuivis sans nous faire grand mal. Notf avons alors décidé d'envoyer quinze cents arquebusiers es^

àRT MIUTAIRE Sd^

pagBols à ceux de Fvwîe qui se bous avaient pae encore rejoiste. Puis Merlin et m(À nous nous sommes portés à la tôte de nos troupes eondre les françiûs que nouii a^ns battus. Ls«s canons sont entre nos mams. Les arqud>u8ier8 eapagDols, tombant sot les onkassiers, les ont séparés âes Sësses et <mt tué le cheval 4u roi. A cette Tue, ks Suisses oitpns la fuite. Le o<»Bte Nieolas <le Salvs s'est mis avec son e«rps à la poursuite -des fuyards et a tué le dieval du foi^, après s'être biMi âëteoèa, a été fait prisonnier. Pendait^ temps, eenx de Pavie ramassaient les Génois, les Susses et les lanequenets. L'^nenû a perdu envbon dix nrîâe Sommes, en eèmptttit eeux qui se sont noyés ; aotre fuie nç s'élève pas à ptae de quailre mille hommes. Les tes^enets français se sont bien battus; nous avons pris btiiieoup de hauts personnages, le roi de France, le roi de ffirarre, le frère du roi d'Ecosse. Ce qui ne s'est pas rendu &^ massaeré. Dans le tatin se trouvent en outre trente deux i»èces d'artillerie et quatre mâle Suisses prisonùen.»

Pendant la guerre de Tarante Ans, les roicontoes ^rent to suivant les momies principes de stratégie, avec quelques wrtliofatioos introduites par Tilly, Wallenriein, Gu^ve- ^^dolphe et les lieutenants de ce dernier. Mais l'armée im- P^i^ ne changea fmsque rien à sa tactique. La eavaleorae y étiit composée, outre les earabini^s et ks cuirassiers^ d& ^^tes et de deagons qui ne se servaient du cheval que pour franchir plus vite les distances. L'infàntezie continuait ^ fé diviser en piquiers et en mousquetaires. L'artillerie 'i^iVfldt pas renoncé à ses lourdes pièces; celles qui forinaient les batteries de Tiiiy étaient des oièees de visgt^ ^uire pour chacune deequcMcs il fallait vingt chevaux, ï^ étaient montées sur des afSàts formes ei si lourds <I^'onne pouvait les déplace pendant le combat; l'usage

des gargousses n'était pas connu encore. Le tonneau de poudre se trouvait à côté de la pièce que l'on chargeait avec une pelle/ Wallenstein porta le nombre des pièces à quatre-vingts. Gustave-Adolphe en eut jusqu'à trois cents au camp de Nuremberg; il est vrai qu'un grand nombre étaient de l'artillerie volante, en pièces de quatre livres que l'on chargeait au moyen de gargousses; il avait aussi six canons en cuir cerclés de fer et d'un transport facile. Afin de ne jamais manquer d'artilleurs, il dressa ses mousquetaires au service des canons. Sa cavalerie n'avait que des dragons avec des cuirassiers légèrement armés. Pour lui, comme pour Napoléon, la tactique consistait en mouvements rapides, en habiles manœuvres et surtout dans l'adroite alliance des trois diverses armes. L'ordre de bataille qu'il inaugura marque aussi un génie inventif et prudent. Au lieu de la disposition par carrés compactes, imitée de la phalange macédonienne et adoptée par les Suisses, 11 espaça ses lignes, couvrit les flancs de l'infanterie avec ses chevaux et masqua ses canons qui lançaient la foudre {>arles espaces restés vides. On a eu raison de comparer cette ordonnance à une forteresse bien organisée qui est prête à recevoir l'ennemi de tous c6tés, et Gustave-Adolphe mérite d'être placé au premier rang des grands capitaines. Dans un siècle où les talents les plus médiocres obtenaient des conmiandements supérieurs^ nous ne citerons parmi les généraux que de Werth. Aldringen, Beck, Stallhantsh, Sporck, et Derflinger qui, d'apprenti tailleur, devint marô- ^al de camp de Brandebourg (Tilly, Pappenheim et Wallenstein sortaient des rangs inférieurs de la noblesse). Pendant la vie de Deflinger l'armée protestante appliqua à la guerre les lois de l'humanité, mais après lui les luthériens se conduisirent aussi cruellement que leurs adversaires.

Terrible comme toutes les guerres de religion, celle de Trente Ans nous montre jusqu'où peut aller la brutalité de l'homme. Ce fut un drame sauvage joué sur le sol allemand

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