‹ La société française pendant le Consulat (volume 2)Chapitre 15 sur 53 · Vien. . Ce fut · texte numérisé non relu

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SoMMAiRB. — 9 2. — Les peintres du xviii* siècle, encore existants sous le Consulat : Greuze, Fragonard, Doyen, Carie Vernet. — Caractéristique des œuvres de Greuze. — Elles s*appuient sur la sensibilité. — L'enthousiasme de Diderot pour ce peintre.

— Greuze reconnaît que le style lui manque ; il part pour Rome, espérant s'y perfectionner. — Il y reste peu, rappelé à Paris par le souvenir de la jolie grisette qu*il avait quittée. — n est vaniteux et de caractère faible. — Son portrait d'après les contemporains. — Il épouse M^i'Babuti, la fille d*un libraire.

— Son chef-d'œuvre : YAccordée de vilUige. ^ Pour se mettre à l'unisson de ses jeunes confrères, pendant la Révolution, il essaye de peindre des scènes de la Mythologie. — Il échoue. — Le goût de l'époque ayant changé, il tombe dans la misère. — Secours qu'il implore du gouvernement consulaire. — Fragonard, estimé de David. — Son talent, € chaleur et originalité »

— Il résume en son art les qualités des peintres de son siècle Boucher, Chardin, Greuze. — Recommandation de Boucher, quand Fragonard, (dit Frago) part pour Rome, comme lauréat.

— Son tableau Callirhoé lui ouvre les portes de 1* Académie. — Son tableau, la Pont&ine d'amour. Il travaillait vite et s*enrichissait ; mais la Révolution survenant, son genre ne plaît plus, et comme Greuze, il tombe dans la misère.

Les peintres dont les œuvres avaient eu la vogue au xviii* siècle, ceux qui avaient été considérés comme des maîtres, n'étaient pas tous morts au début du Consulat. Watteau, Van Loo, Boucher disparus^ il restait Greuze, Fragonard, Doyen, Carie Vernet, d'autres encore, peintres de marines, de batailles, de paysages. Mais ils furent promptement éclipsés par David, ou ses élèves ; et désorientés par la Révolution qui changeait les mœurs et bouleversait les arts, ils n'osèrent plus produire ces jolies toiles de volupté, les scènes de sensibilité, qui avaient charmé la société polie d'autrefois. S'ils exposèrent a ux Salons ouverts pendant le Directoire et pendant le Consulat, la misère seule les y poussa. Et leurs

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