‹ La société française pendant le Consulat (volume 2)Chapitre 21 sur 53 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

SoMHALRB. — Ënfanco de David. — Son goût pour la peinlure.— Lauréat du prix de Rome, après trois échecs. — Son tableau : le Serment des Horaces, — Son tableau : la Mort de Socntte^ pour M* Trudaine. — Le Serment du Jeu de Paume. -~ Les Sa-bines, — Ses relations avec Bonaparte. — David ouvro un atelier ; ses élèves ; sa conduite envers eux ; ses leçons. — Trois sectes parmi ses élèves — Son tableau : Léonidas aux Thermopyles, — Les pages de Proudhon sur ce tableau. — David fait le portrait de Bonaparte. — Opinion de Théophile Gautier sur le peintre; (en note).

Le Louvre possède un portrait de David *. Il y est jeune. On lui voit une palette à la main et un vêtement gris. Le front est bombé, étroit, garni de cheveux bruns. Les yeux sont durs, mais intelligents. Le dessin de la bouche est déformé par une grosseur que lui a laissée un accident ; le teint du visage, enfin, est terne, presque blafard. En considérant ce portrait, on ne peut dire que le modèle soit d'une naissance distinguée, et il révèle, en outre, une nature vaniteuse et revêche. Pourtant le portrait est Tœuvre de David même. Il ne s'est point flatté.

Commune, en effet, était son extraction. Son père possédait une petite boutique de mercerie, non loin du Pont-Neuf, et de caractère querelleur, sans doute,

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