SuARD, Mélangea de littérature ^ t. II, p
sentiments exprimés; léger ou grave, sentimental ou joyeux, attaquant Tâme enfin, remuant les passions et ne ressemblant point, comme en beaucoup d'opéras italiens, à « une volée de serins et de rossignols ». Les opéras de Gluck, continuait l'abbé Arnaud, Iphigénie, Orphée, Alceste, ne sont-ils pas un exemple de cette méthode excellente? « Les récitatifs sont plus ou moins ressentis plus ou moins chantés, selon que les personnages sont plus ou moins intéressés à l'action. Quant aux récitatifs obligés, on n'y voit jamais l'acteur arrêté, ni interrompu mal à propos par Torchestre. Ce n'est que pour donner aux sentiments plus d'énergie et d'effet que les instruments viennent prendre sa place ^ >Sur les chœurs, l'abbé Arnaud n'était pas moins éloquent.
Dans les opéras de Gluck, disait-il encore, ils ne sont point rangés et immobiles, comme des tuyaux d'orgue ; ils ne se bornent point à exécuter des mor-