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colle de rAllemagne, l'histoire de France, dont il note les ressources et les revenus. Ensuite, ce sera le Tasse, ce sera Ossian dont les poèmes romanesques font son admiration et renchantent, comme tout ce qui lui représente le merveilleux. Sans fin, son esprit se complaît aux choses grandes et immenses. Le heau, pour lui, c'est le grand. 11 avouait, à Sainte-Hélène, que le désertie fascinait avec ses interminables plaines sablonneuses. Et, contradiction inexplicable, il n'y eut point d'homme qui s'intéressât, plus que lui, aux détails infimes de toutes les affaires qui l'occupaient.
Sous cet orgueil indomptable, sous cette préoccupation incessante d'avoir toujours la première place, il sou (Trait de la pénurie de sa bourse à côté de ses camarades, dont la famille riche comblait tous les caprices. Désespéré de cette situation, il écrit à son père, en 1781, alors qu'il avait à peine treize ans, une lettre où il expose ses blessures d'amour-propre. Il ne veut pas, il ne peut pas, dit-il, subir plus longtemps l'humiliation d'être pauvre. 11 désire être l'égal des autres écoliers et ne pas être forcé d'avouer sa misère. Pourquoi l'avoir placé dans une maison où la richesse est nécessaire? Il demande à être au milieu de ses égaux, certain d'être, avant longtemps, leur supérieure « Encore une fois, écrit-il, j'aimerais mieux être premier garçon dans une manufacture que d'être exposé à la risée publique dans la première académie du monde. N'allez pas vous imaginez, ajoute-t-i! en terminant, que ce que j'écris est dicté par le désir de me livrer à de dispendieux amusemouts. Ils n ont aucun attrait pour moi. Je n'ai d'autre ambition que celle de prouver à mes