‹ La société française pendant le consulat (volume 3)Chapitre 83 sur 144 · Menneval, Mémoires, t. I,p. 25, noies · texte numérisé non relu

Menneval, Mémoires, t. I,p. 25, noies

« Dans le manuscrit pour le concours à l'Académie de Lyon: «Quelles sont les vérités et quels sont les sentiments qu'il importe le plus d'inculquer aux honmies pour leur bonheur... », il y avait beaucoup d'imagination, peu d'art et de liaison dans la composition; mais des pensées douces, une philanthropie un peu fastueuse et une susceptibilité rêveuse exprimée avec l'exaltation et la candeur de la jeunesse... Une définition pittoresque du sentiment et de la mélancolie, de l'enthousiasme pour la musique du Devin de village et une phrase qui termine son discours, sont les passages qui m'ont le plus frappé... La dernière phrase était celle-ci : « Les grands honuues ;-ont des matières destinées à brûler pour éclairer leur siècle."

(les vies humaines dans les batailles. On cite, alors, ces mots échappés au milieu d'un combat. Un aide decamp arrive pour lui demander un ordre, le visage aveuglé de sang, un bras idessé, tenant à sa bouche la bride de son cheval. « Est-il beau, dit-il a ses lieutenants; regardez-le. » Mais en Napoléon l'exclamation n'était qu'un cri d'admiration pour tant de courage, pour tant d'héroïsme^ Dans le tumulte d'une bataille, parlant à des soldats, n'était-ce point le mot nécessaire pour fortifier leur àme-.

Au rebours, dans l'ordre matériel, les ruines l'olTusquaient. Il ne pouvait en supporter la vue. Il aimait l'ordre dans les iinances ; la simplicité des rouages dans l'administration, l'abréviation des détours et des courbes sur les chemins. Avec cette nature d'esprit, l'architecture devait lui agréer plus qu'aucun autre art, parce qu'il en comprenait mieux les beautés-'. Cet esprit méthodique et précis

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