‹ La société française pendant le consulat (volume 3)Chapitre 88 sur 144 · Mémorial, chap. viii, au sujet des travaux publics · texte numérisé non relu

Mémorial, chap. viii, au sujet des travaux publics

« II faut avoir fait autant que moi, disait Napoléon, pour connaître toute la difficulté de faire le bien. 11 fallait parfois toute ma puissance pour pouvoir réussir. S'agissait-il de cheminées, de cloisons, d'ameublement dans les palais impériaux, pour ([uelques particuliers, on courait à pleines voiles ; mais s'agissait-il de prolonger le jardin des Tuileries, d'assainir ((uelques quartiers, de désobstruer quehjues égouts, d'accomplir un bien public qui n'intéressait pas directement fciuelques particuliers, il fallait tout mon caractère, écrire six, dix lettres par jour, et se fâcher tout rouge. C'est ainsi que j'ai employé jusqu'à trente millions en égouts, dont personne ne me tiendra jamais compte. J'ai abattu pour dix-sept millions de maisons en face des Tuileries, pour former le carrousel et découvrir le Louvre. Ce que j'ai fait est immense, ce que j'avais arrêté, ce que je projetais encore l'était bien davantage. »

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