‹ La société française pendant le consulat (volume 3)Chapitre 9 sur 144 · Jli-iiiuire.s de Lucii'n, ]). 5G et · texte numérisé non relu

Jli-iiiuire.s de Lucii'n, ]). 5G et

Voilà où Tavaient conduit son amonr du travail et sa sagacité politique. Quelle enjambée, depuis sa mise en disponibilité, au temps où il n'avait pas le moyen de renouveler le drap de ses babits ; oiî il était forcé d'accepter, de Barras, une sorte d'aumône pour se vêtir.

Et jamais il ne variera pour sa famille ^ On le retrouvera toujours ce qu'il était aux beui'es oii il écrivait à Joseph : « Je ne vis que par le plaisirque je fais aux; miens » (septembre 1795)... '< Je ne puis faire plus que ce que je fais pour tous » 'octobre 1795). Après Vendémiaire, sa première pensée est encore pour Joseph. « Enhn, lui écrit-il, tout est terminé. Mon premier mouvement est de penser à te donner de mes nouvelles, n Toutcela, malgré l'étourderie de ses frères, malgré leurs fautes qui le compromettent. Il ne change que pour ses inférieurs. Devenu un personnage important, il ne tolère plus, de ses anciens amis, le sans-gêne des heures de misère. 11 ne les tutoie plus. 11 éloigne ses familiers trop absorbants. Il adopte une séparation bien tranchée avec les officiers qui dépendent de lui. Il n'admet plus pour l'accompagner que 'ses aides de camp, solides capitaines à grandes moustaches pendantes, au long sabre, avec lesquels il se montre au théâtre, en sortant du restaurant Archambaull, où il dine. De sa voix métallique il leur dit : « Allons, citoyens, montons achevai, allons au

Page 1