‹ La société française pendant le consulat (volume 4)Chapitre 40 sur 119 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Sommaire. — Fiévée : la Dot de Siizetle. — Palissot : sa pièce, les Philosophes ; son poème, la Dunciade ou la Guerre des Sols : ses polémiques avec Geoffroy, avec Naigeon. — Le duc de Lauraguais. — Sébastien Mercier ; sa Néolofjie. — L'abbé Maury et l'abbé de Boulogne. — Pigault-Lehrun : M. Botle. — Les deux Lacretellc. — Charles Nodier. — StendhaL — Duclos, le moraliste. — Uerquin. — Chamfort. — L'abbé Barthélémy : Voyage du jeune Anacharsis. — Marmoutel. — Rivarol. — Guvier. — Denon. — Les traductions des œuvres d'auteurs étrangers.

Fiévée* n'était point un inconnu au 18 Brumaire. 11 avait alors trente-trois ans, et il avait laissé dans le monde politique, dans les journaux où il avait écrit, le souvenir d'un esprit froid et pondéré, animé de vues ingénieuses.

Sa mère était fort belle. Le septième de seize enfants qu'avait eus son père, riche restaurateur de Soissons, et maître d'hôtel, il vint de bonne heure à Paris, s'énorgueillissant de son agréable visage, de sa taille svelte et souple, de son maintien distingué ; et ces dons corporels, unis à une intelligence déliée, ne lui furent pas inutiles pour réussir en ses projets. Il put s'associer avec Millin et Condorcet qui rédigeaient la Chronique de Paris ^ ;

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