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Le père de Désaugiers était compositeur de musique

3. Vertpré se nommait Both. Il avait été précepteur au collège de l'abbé Dubois.

Cassandres. Quelques actrices étaient belles, agréables, expertes, ainsi M"" Desmares et M™° Belmont, qui, après son grand succès, Fmichon la Viellettse^ épousa son camarade Henri. Union qui ne fut pas heureuse. Les deux époux divorcèrent. La jeune femme était de figure charmante, avec une jolie taille, svelte et distinguée et une voix très fraîche.

En quatre ans, le Vaudeville donna soixantequatre pièces nouvelles, parmi lesquelles : Berr/uin, Florian, Fanchon la Vielleuse, deBouilly; le Mari intrigué, Milord Gô, Arlequin tyran domestique , de Désaugiers ; les Deux Pères, le Malade qui se porte bien, de Dupaty ; le Méléagre champenois, de Joseph Pain; les Hussards de la Guerre, d'un jeune écrivain débutant, Charles Maurice; et Une Journée (TAlcibiade, de Lachabaussière.

Le Vaudeville fut inauguré le 12 janvier 1792. Le chevalier de Piis avait soumis aux actionnaires son projet de construction, rue de Chartres, se réservant le droit d'y faire représenter ses œuvres. Barré, qui en devait être le directeur et Tun des principaux fournisseurs, fit décider que, surlarecetle brute, il serait prélevé douze pour cent, — la part de l'auteur. Rémunération équitable, la seule en ce temps-lk, lorsque TAmbigu-Comique soldait les petites pièces en un acte avec un écu de 6 francs.

Il y avait encore le Théâtre de la Société-Olympique, qui possédait la plus élégante salle de Paris. Sous le Consulat, il était abandonné des comédiens et servait de salle de concert. Ensuite, le ThéAtre de Mareux, assemblée de jeunes élèves, qui cherchaient un succès ; le Théâtre Pittoresque et Mécanique, près du Pavillon de Hanovre, aussi intéressant que peu connu, disent les gazettes. Le spectacle

y était composé de peintures animées par la mécanique. De plus, le Théâtre de Fanstamagorie de Hobertson ; les jardins et les amusements publics : Tivoli, l'Elysée, Mousseaux, Frascati, devenu le centre de la mode ; le Pavillon de Hanovre délaissé par le public volage, écrivent les mémoires du temps; les bals champêtres de Paphos, de TErmitage, du Colisée, fréquentés les dimanches par la classe honnête et laborieuse, les autres jours par les oisifs et les lîUes publiques. Enfin, le panorama de Londres, boulevard Montmartre.

Depuis queGrassini, la belle cantatrice milanaise, s'était installée à Paris, sur les désirs de Bonaparte ^, la musique avait suscité d'aussi nombreux adeptes que la danse. Les concerts plus nombreux étaient suivis avec empressement etcausaient du tort aux théâtres. La Grassini ravissait tous ses auditeurs par ses chants d'une suavité et d'une étendue merveilleuses. Loin d'imiter les chanteurs français qui s'étaient assujettis aux fredons et aux roulades interminables, aux « prétentailles » de la voix, ainsi que les qualifiait Geoffroy, elle charmait les oreilles par ses accents, d'une douceur expressive, qui allaient réveiller dans l'âme les sentiments les plus tendres et les plus galants. Elle ramenait la musique à son origine la plus pure et la plus naturelle, aux manifestations de la mélodie, sans fioritures, sans autres bagatelles d'accompagnement qui la dénaturent. Elle laissait aux airs, qu'elle traduisait, toute leur simplicité, toute leur beauté, toute leur poésie. Elle plaisait et elle touchait en même temps. « Elle réconciliait, enfin, le public français avec le

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