I.e r«ste oc vaut pas l'honneur d'ëtrf nommé
Bordeaux où il acheva une tragédie, la Mort (THercule. Cette inclination vers toutes les choses du théâtre finit par l'entraîner à la suite d'une troupe ambulante, au milieu de laquelle il joua dans les grandes villes du Midi. À Draguignan, il connut Raynouard; à Nice, un parent de Barras, qui l'adressa à Tomnipotent directeur; et, à Paris, Barras l'envoya chez Dugazon. Il en devint Télève. Par Dugazon il obtint la protection de Lucien Bonaparte, qui, après le 18 brumaire, ministre de rintérieur, le fit débuter, au Théâtre-Français, dans le rôle d'Achille, à^Iphigénie en Aulide,
Désireux de réussir, il se montra docile aux conseils des critiques, s'efforça de corriger sa prononciation gasconne et y parvint, s'appliqua à condenser ses gestes, à rendre sa physionomie animée, expressive, à assouplir sa voix, confiant, pour le reste, en l'élégance de sa personne, en sa taille élancée et svelte. Par son application et ses efforts, il conquit, à la fin, les sympathies du public et avec Talma, se partagea les grands rôles tragiques. Vers 1806, il voulut jouer la comédie. 11 n'y fut que passable et ne persista point, en ses desseins.
Son biographe, M. RoUe, a écrit à son sujet :
« Lafon fut un homme loyal, instruit, d'ailleurs, et cultivé, d'un commerce sûr, d'une humeur constamment bienveillante, d'une bonté qui allait jusqu'à la faiblesse et à laquelle les habitudes théâtrales qu'il gardait dans la vie privée n'ôtaient rien de sa douceur, y joignant au besoin un assaisonnement de vanité offensive et candide qui avait son intérêt et son charme. »
A la fin de sa vie, il s'était retiré à Bordeaux où il mourut en 1846.
IIOL&
Jl. SoHMAtHE. — Mnlé savait montrer, sans exagération, toi beaux eûtes d'un rûle: sa maladie : la cour et la ville dési Mole est amoureui de M"' Contât : recherche tous les rûle» il se peut prévaloir, pour faire connaître ta passion il la s lante actrir.c; savanilé: Moi* comparé à Préville; fut tou très zélé pour les devoirs de son emploi.
i 2. SONHAIHE. — Flenry. fils de comédien de province : l>elait Bérard. né à Cliartres; uti accident à sa représenl lie début au Tbé&tre-Franrais ; est parfait dans les rOies roué ou d'un marqui»; excellent dam It Tartufe de Molié «es débuts, bégayait, ne savait pas marcher sur les planche infidélités de sa mémoire: se corrige de Ions ses défauts: le monde, comme «ur la sténe, se montre toujours liomn bon ton et de bonne compagnie.
{ 3. SoidMAiHE. — DugazoD, né à Versailles, s'appelait i gaud ; parent du géDéral, aide de camp de Napoléon; tou en verve, inépuisable jus<]u'(i la charge ; son rûle duranlla I lulion : gros et court, mais déluré ; dés le premier Jour i carrière, aussi habile qu'à la Gn : exagérait tous ses rOle:^ -, épousé M"* Lefubvre. de Berlin; divorce; sa femme garda le du mari et le rendit célèbre. — Uazincourt. né t Mars homme de tenue et de bonne compagnie ; fut triomphant di rAle de Figaro, qu'il créa le piemier ; fut égalé dans ce Jamais surpassé: ne réussissait que dans les rùles deMolic Grandmesnil. excellent dans le rûle de l'Amire. — Michot pour les rAles de paysan. d'artisan, de petit iKiurgcois; diri^ Théâtre de la Maloiaison; avait fait campagne dans les ar pendant la Itévolution, — Daliste aîné, bel homme, de élevée; Batiste, cadet, désirait la renommée de Brunel Théttre Montansier.