‹ La société future (volume 2)Chapitre 39 sur 57 · DA · texte numérisé non relu

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Last

318 LA SOCIÉTÉ FUTURI les mobiles de son activite, et fait, par conséquent, partie de la production so jale, EL, encore, ce seront

les aftinités, les similitudes de gouts qui guideront les individus et les grouperont pour les relations à cta-

blir, en vue de s’en assurer la satisfaction.

Les défenseurs de l'autorité voient, dans Ja multi-

plicié des tempéraments et des varicies d'a} titudes qui existent parmi les hommes, un sujet de crainte pour l'harmonie et la bonne eéntent tandis que, en

réalité, c'est cette diversité de gouts et d'aptitudes qui

permettra aux individus d'évoluer librement, S'ils

avaient tous les mêmes besoins, il pourrait se faire qu'ils eussent à sc disputer Ja place et la pitance ; var riant de gouts et de mode d'activité, Fun fera ses délices de ce qui serait unc gène pour un {

Dans la socicté de l'avenir on continuera donc de produire ce qui ne sert qu'a la récréation de l'homme son éducation et les prog acquis, fui f nt, seulement, en rechercher de plus élevés que les paris sur les combats de cogs, ou le plus ou moins de * clocite d'un cheval que l'on est forcé de sotgner comme une petite maire se, pendant dé MOIS CHLIErTS POUI] ic taire

courir un quart d'heure.

Nous prenons l'homme tel qu'ilest, avec toutes ses imperfections, son gout faussé par l'ignorance et les

PreJugés. ous attendons seulement de l'évolution

pour que ses pouls deviennent plus simples, plus afh- ° » À nés, plus esthétiques, et perdent enfin cet a ur du

clinquant et des colitichets qui distingue l'homme sAUVALe, Ct SE TELrOUVENt, 1FansiorMmIes Mal non dis-

parus chez l'homme dk la civilisation inféricure d au-

jourd'hui

Les défenseur de l'autorité nc manquent pas d'ob Jections. Patius d'un

tre Vou Preétcndez,, disent-il

qu les 11h! vidu auront se grouper pou Produire ce dont il uront besoin; mais. sil pei inc pour s'o cuper spi clalement d'enre IStrer Jes ob; déMandés, nombre:

Eux en Mmaga 111 aiVertiIr di

EUX qu m nu rOf1t, € 1 produira à tort ct L'avers, 1 oui ibrement pour des uns, et di CUC pour d'aut: ra UN 4 chis JU PCI 11111 l ou l [e 111 [e

Aujourd'hui. ju licret personnel ne t Lie pou Vo L AS À [4 ( [RL hear | | Ur an ia | l 1 Cu! [U1 1 nent registr es faits qui d | jui

> dLOMHN] |

dé mesurer, un 11} il PO bien d

hommes, ; uront toute |

àleur Pa

Vournent d'un iti-

LA SOCIETI FUTURI

ur la societé de déléguer se: pouvoir our indiquer à chaqu membre

hacun n'aurait qu à le

ni ation pe al | ce qu'il aurait à faire. qu ind

nscjgner lui-même,

vouloir pour se rc ur l'heure, dé monde entier

ce qui s'accomplit à l'instant dans Île

eut normalement s'

et qu la besogne | omplir, par la division du travail

age entente dan

une

LA FEMM 1 1 MARIAG!

L'idée d'autonomie de] individu commen

Cufaire son chemin, et, comme toutes les idée , Cle triom

phera, cela ne fait aucun doute, mais il y en a une

autre que l'on a scparee d'elle, quoi jue, au fond, ce

soit 14” même, et nombre d'individu , même parmi les travailleurs, hélas ! réclament ntre leur propre ISSCrvissement, et continuent à ne voir, dans la lemme, qu'un être inférieur, un instrument de plai sir, quand ils n'en font pas une bête de somme.

Que de fois, n'avons-nou pas entendu dire autour le nou La femme !s'o uper de politique ! qu'elle

aille donc soigne! son pot au feu, et rapPetasse! les

hausses de son mari . Bien souvent, ce sont des socialistes, des révolutionnaires qui tiennent ce Jangage ; combien d'autr« , qui, sans parler ainsi ins) réfléchir, avi nt, dans la famille, comme de vérita

bles maitres ! Outre qu'ils laissent ainsi perdre une de:

Plus grandes forces de la révolution, cette conduite

prouve aussi qu ne sont pas ENCO à une compréhension compil de la solidarité de tous les êtres humains.

De cela, il en resulié un courant d'opinion pa rallèle, qui, lui, ne s'occupant pas de la question éco-

nomidue, poursuit, dans la société actuelle, l'atfran-

chissement de la femme, son ati idn à tous les empl is, Sa Purtl il uion aux choses politique \utre tacon aveu£l d'envisager le he iu HHCons cience de la situat:! L'a un de | mme est une survivance de l'état de barbarie, qui a été maintenu dans les lois par que l'homme la con sidérait, en etlet, comme un ét inférieur, m pour la femme riche, cet asservi nent n'a été bientot que purement nominal, n Cst MAaINICIIAI «tunis TOUTE Sa

force que pour la femme pr etaire. Cette dernitre ne

peut s'affranchir eficacement qu avec son compagnon de misère, son affranchissement politique ne serait qu'un leurre de plu mme il d'a été pour Île tra vailleur, Ce n'est pas à côté et en à hors de la révolution ciale qui la femme doit recherch sa dé livrance, c'est en mélant sc éclamations à celles de

tous les déshérite

Sans remonter aux Pères de l'Eglise qui discutatent

érieusement si Ja femme possédait une âme, que d ineries n a-t-on pus lébi es 1ü- us! \j heure 1C* tuelle, encore, nombre di vants aftirment que la femme est un être inférieur, Pour la plupart, 11 est vrai, ce sont les mêm jui parlent d infé rieure: quand il ‘st question du tra ulleur, etsou tiennent, mordicus, l'inapuiiude de certain races à

hausser

toutes

Pl toutes Îles iniquité Pourvu qu'on leur solde leu: 1plaisan en décorations et en cracha ()n nrait, Vraiment. qu'a force de rabaisser les autres. il

maginent hausser d'autant.

Que n'a-t-on

\ Pour PI uve! CCTLC pre tendue Infcriorité de la lemme : sa faible se musculaire, comparée à celle de | homme, la moi \dre

Pacité de son

Crveaul, pour ne parler que des choses Parlaitement établies ins parler d'une SOI-disant inaptitude iUx IENces CXactes, et d'une prétendue Physiolog

€ qui voudrait Prouver que Îles Organes sexuels de Ja fen sont qu'untarrèt

Pément des organes di l'homme Mai lorsqu'il fut bien établi

l'organe de la Pensée, les partisans de l'infériorhié fé

minine crurent avoir enfin tron

lable pour leur d

de dévelo} que le cerveau ctait

€ une base inébran EtrIne, et C'est là où ils se sont re tranchés, Dans t utes Jes races humaines, en ctlet, le ‘érveau de la femme est

L, normalement en poids à celui de

Il cs

inférieur l'homme.

Cualement PTOUVE que, toutes

rveau le plu lourd.

roportions | a plus de Chances

: LONICStation. (Que pondre à

Une cho * bien imple lorsqu'on fait de la s a ience, dan le but

connaissances, et non

ue ience, réellement 4 |

lire une ar m

d'apprendre, Augmenter en vue des'en Pour justifier une idée on compare, un

* de cucrre con suc à pri )r'1

ü Un, les éléments du Procès, on fait nirer en lign de compte tous les rap- Ports accessoire qui Complétent la chose en la com -

Pliquanr. On ctudie le

S Modifications

Juc Les app ris

Se

peuvent apporter à l'élément principal, et entre eux; et alors là, seulement, on peut espérer avoir des conclusions à peu près certaines.

Nos’ savants en question, heureux de trouver un fait qui appuyät leur théorie, n'ont oublié qu'une chose, c'est que si le poids eût été tout, s'il eût été seul à entrer en ligne de compte, la baleine et l'éléphant seraient les êtres les plus intelligents qui exis tent, leur cerveau dépassant, certainement, celui de voir l'homme.

Mais le poids n'est pas seul à coopérer à la richesse du cerveau, certains l'ont compris. [faut tenir compte de ses rapports avec la taille, avec le poids total du corps. Le cerveau est composé de cellules pensantes, cellules nerveuses dont la seule fonc- Plus la

mais aussi de ion est d'actionner les différents muscles.

masse est pesante à mouvoir, plus ces dernières son! nombreuses et volumineuses, et leur masse n'a rien à avec l'intelligence.

[1 y a, ensuite, la richesse des circonvolutions qui a autant, sinon plus de valeur que le poids ; la com position chimique est une aulire valeur dont il faut tenir compte. Une différence de structure des cellules peut modifier le fonctionnement du cerveau, et, ef fin, il y a, à prendre en considération les conditions de nutrition qui, selon queFafflux du sang s'opère, plus ou moins régulièrement, d'une façon plus ol moins active, ralentit ou accélère l'activité cérébrale

Et, dernière raison, il ne suffit pas d'avoir un cf veau bien doué, faut-il encore lui donner de l'exer

cice par l'éducation. Or, pour la femme, comme poli e

le travailleur, on les a toujours maintenus dans Uñ n nr: 4 RE . .

infériorit d'éducation, sous prélexte que celle qui

LA SOCIETI pCIURI 525 l'on réservait aux dirigeants était op au-dessus de leur compréhension, que du reste, elle leur étaitinu emplois qu'on leur reservait, ft « acquise

sente aujourd'hui comme

tile pour remplir les c'est cette infériorité » que l'on nous pré une loi naturelle !

CLÉ moins infatués esprit inthropocentrique qui leur eux et dérive du même CS} que, ilsn'auraient pas tifique, Mais

Si les hommes avaient de cet fait rapporter tout à rit que l'erreur SéOocentri- OSE EMettTre cette hérésic s ien PEU à peu cette su- € glorifiaient, ils en dernière transformation !

, VOYant démanteler prématie dont its s tentent une : la « virocemtrie qui, pas plus que les autres, ne réelle,

S'il s'était agi de deux races différentes.

TaPPOrts aucuns, nous

réCpPOse sur aucune donnée ..

Et sans comprendrions, à que la question eût pu se doute,

la rigueur, Poser aussi à faux, sans mais cela eût été à discuter, Mais deux membres de la même famille, également nécessaires à la

centre Îes les deux souches Perpétuation de l'espèce, avoir soul]

Est-ce que l'homme se de son côté, | à des fils,

il faut tre idiot pour eve la question, reproduit à part, et Ja fer ‘our mieux donner

la femme à des filles, séparément leurs qual

me naissance, l'homme

ansmettant ainsi ités € leurs défauts à leur

descefidance Non, ils sont forcés de coopérer ensemble pour éngendrer, indistinctement males ei femelles. Chacun d'eux transmet ses qualités à sa

Progéniture, ‘sans c'oix de sexe. Parfois le mäle 1, Sans o de certaines Pour affirmer Qui dérivent

ublier les Pédants qui veulent prouver la Supériorité races ct les sous Pédants

la supériorit

QUI Viennent cnsuite, ‘de cet Laines classes.

du même esprit,

Autant d'erreurs

30 LA SsOCI,1 FUTURI

domine, parfois © est là femelle, Parfois, l'individu

peut predominer dan le produit de son sexe, mais aussi dans le produit du sexe oppo Personne n'a encore pu donner la raison de ces variations, is il n'en reste pas Moins acquis que, lon Îles circonslances (Inconnu l'un ou l'autre sexe peut indiffé-

remment, dominer dans les produits de la génération,

Or, s'il en estainsi, et en admettant qu'au point de

départ, une infériorité réclle cut ravtcrisé le sexe féminin, il se serait produit « ou la femelle aurait

ou bien le mâle aurait

fini par imposer mm infériorit

impo à supériorité, ou bien encore, il aurait fini

par : faire entre les deux composantes un « juilibre

de faculiés qui les auraient mi au méme niveau Dans le premier achaque génération la femelle

serait venue ajouter une part di plus de son infcrio-

rité, CL ses proprictés NE utives auraient I pat éli-

miner les qualités postu de l'homme. Mais, en ce

cas, depuis le temps que l'espèce humaine se perpétue par la uénération, elle serait retournée depuis longtemps à l'animalite. °

Dans le second. ce sont les qualités positives de

l'homme qui auraient triomphé. Les partisans de

l'infériorité féminine seront forces de repousser cetie hyporhèse, car depuis le temps qu Les sexes se sont mélangés par Ja génération, les deux sexes ont été assez malaxés pour qu'ils aient acquis des propriétés étales, et leur aftirmation n'aurait plus raison d'être.

Hs nieront également le «roisième cas qui implique GNCOrE UN niveau MmoycCnN, inférieur, celui-là, pour les deux sexes. Il ne leur resterait donc qu'une qua

trième hypothèse, celle que, malgré les mélanges,

chaque sexe aurait CONServe à Lravers les croisements,

ses qualités Propres, Outre que cette hypothèse est la moins admi sible de toute

se rattachent dés PeTeMment à Ja théorie ab lue de la « lutte pour l'existen

* que diront ceux qui

Cr cet de [a survi ancçe de Plus aptes 2

Ainsi, le simple raisonnement logique nous indi que la solution : l'égalité de SEXES avec des nuance. | des Propriétés diverse Mais qui sont de: Püuulité: ition physiolo ique à lu quelle elles sont atta héés et

allérentes à l'organi

[ui les rendent cquivalents sinon. ésaux CN aptitudes

La femme d Par sa faiblesse ph lJue, a, dans les

société Inféricures, toujours 4

ubi J'autorit du mâle, idivers degrés d

violence : ve dernier Jui a t jour plus ou moins imposé son amour, Propriété de la bu d'abord. du pére ensuite, Pour passer sous l'au brité du Mari, elle Changeait ainsi de maitres sans qu'on daignät con ‘ulte:

Objet de Propriété, ses maitres Veillaient sur elle Pour l'empêcher de prêter sans leur isseNntiment ce dont ils voulaient être les seul:

ks pays où une riche

SES prefcren:

à disposer, sauf dan:

POSstérité étant un gage de rimaitre voulait bien lermer

l'origine de dures cas, le Bénérosité, Ja {omme on |

(ncsse, le les veux sur biens dont il pouvait disposer. En tous Maitre pouvait Parfois dans un

] ucCcCe de un hôte ou un client,

rèête une chaise, mais se

Prêter à un ami, crovant frustré \ avaient disposé à son insu, il en

e féroce sur 1 coupable

Si ceux-ci et tirait Une Veéngean

Certes, cette dépendance, —— si elle est toujour hiée par les lois, it par ruse,

S CONShautement prônée Par certains, soit par le pouvoir que son

SEXC CXCrCe

De er de

DE À oops LÀ ie

sur l'homme, dans les relatfèns des deux sexes, cette soi-disant autorité de l'homme est bien tombée de fait, A l'heure actuelle, dans nos sociétés soi-disant civilisées, la femme riche est émancipée de fait, sinomde il n'y a que la femme pauvre qui subisse à

droit, et la lettre de la loi.

l'heure actuelle l'esclavage

Méme dans les peuplades les plus arriérées, n'arrive-t-elle pas à se créer des privilèges? Les historiens antiques nous mentionnent celle tribu gauloise où les femmes étaient appelées à juger les différends que la tribu pouvait avoir avec SES voisins et dont un général romain dut respecter les décisions.

Chez les Australiens, où elle est traitée en bête de elle ne se met à table qu'en arrière de son seigneur el maître qui lui jette à la volée, les morceaux dont il n'éprouve pas le besoin, on signale une coutume semblable t. En fait, si elle a toujours a force brutale de l'homme, Ja femme pars ruse, a su toujours prendre de l'ascen:

dant sur lui. On lui fait aujourd'hui un crime de ruse, « l'arme des faibles », dit-on. Elle pourrait que la raison de la force n'est qu

somme, où

subi | finesse et sa

cette vous répliquer

celle de la brute.

L'union sexuelle a débuté fort probablement paf la promiscuité, ensuite l'homme a affirmé son droi pturant celle dont il voulait fait sa « compagne ». il l'a ensuitè achetée, puis, lé mœurs s’adoucissant toujours de plus en plus, on! fini par tenir compte du choix de la femme, ét l'é ment, tandis que l'esprit de pr

priété qui reposait sur l'organisation familiale desp®

de propriété en ca

manciper graduelle

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