AU XV* SIÈCLE
au foyer et fuyant le vain luxe de la ville^ par elle^ par sa prudence^ s'est conservé et accru notre patrimoine K Dure a été la séparation qui a fait de moi un tourtereau solitaire^ qujs me ad instar turturis RBDoiDiT soLiTARiUM. Nous uvous été étroitement unis sur la terre ; plaise à Dieu qu'il nous réunisse dans la joie du ciel, lorsque Je Très-Haut m'appellera à lum
La difficulté vaincue était pour beaucoup dans les mérites que de lointains pèlerinages valaient à leurs auteurs. Lorsque Jaume Deydier se fit le romieu de Saint-Claude, voyageant sans doute plus à pied qu'à cheval, il crut en acquérir bien davantage que s il avait exécuté simplement une course à Saint- Maximin ou à la Sainte-Baume. En septembre 1472, il était cependant à la veille de se fiancer avec Catherine Marin ; bientôt, le 13 décembre, la grande affaire allait se conclure. Il est vrai que la célébralion du mariage devait tarder encore; le temps ne lui manquerait donc pas pour se faire le romieu de sainte Madeleine.
Dans les pays musulmans où Tidée religieuse
1 ut saepius dixi, illa fuit prmcipua causa noatri aucti et acquisiti boni quod prudenter conservamlj in domo assidua^ fugiens vanos civitatis Itixua..,
^ Et sicut in terris fuit conjunctio corporum^ ita^ quando placuerit Allissimo, in cœtis sit commanicatio gaudiorum.
L'autobiographie, à laquelle nous empruntons ces lignes, est un des plus précieux documents qui nous soient restés sur ce que, encore à la fin du xvi* siècle, était Tcsprit chrétien dans de nobles et vieilles familles universitaires. Un petit-fils du jurisconsulte avignonais dont il vient d'être parlé, nommé Henri, et en gardant toutes les traditions, écrira sur lui au lendemain de sa mort : Mon dict sieur grand-père^ Hierosme de iMurens^ mourut Van 1606, le 4 juil' tel, ayant esté malade plus d'un an, âgé de 89 atis et 26 jours, en réputation de sainct homme, portant la haire, se levant tous les soirs à minuit pour dire Voffice just '*à deux heures, ne se chauffant jatnais