LES CONTRATS DE MAHIAGE ET LES DOTS DES FEXMBS
nouveau. Aussi, Jaume pread-iile parti dont Je plus grands que lui donnaient, en pareil cas, Texemple, celui d'être patient. Voulant ménager ses beauxfrères, il ne leur demandera plus de l'argent ; il se paiera en produits de leurs champs, en blé, en vin, en huile, et môme en journées de travail. Car, tout en étant des notables du pays eten ayant une certaine instruction, puisque Tund'euxsera bailli du seigneur, ils font en personne œuvre de labourage.
Et combien de temps cela durera-t-il? jusqu'en juillet 1499. Il n'aura pas fallu moins de vingt-quatre ans pourarriverau terme de ce laborieux règlement.
En mai 1495, notre Deydier couche les lignes suivantes sur son Livre :
Ay fach conte ambe Jaunie Marin^ mon conhai, de sérias jornadas que el mi a ajudat ambe sa bestia^ et perde blat que mi abaylat,,, florins 8.
Traduction: « J'ai fait compte avec Jaume Marin, mon beau-frère, pour des journées dans lesquelles il m'a aidé avec sa bête, et aussi pour du blé qu'il m*a fourni, compte s'élevant à 8 ilorins. »
Détail piquant à relever pour l'année 1496. Le 23 décembre, nouveau compte, cette fois avec Louis Marin. Ce jour-là, il a reçu 13 Ilorins tant en argent qu'en divers objets mobiliers, tels que du drap et un vieux manteau de la mère de Catherine, ung vieilh mnntelh de la maj/re de Catharina.
Le vieux manteau de la mère de Catherine, délivré comme solde de la dot de cette dernière, en dit plus que tous les commentaires sur les difficultés du temps. Bien des familles n'avaient pu encore se remettre à flot, et les Marin étaient de ce nombre.