‹ La société provençale à la fin du Moyen Age d'après des documents inéditsChapitre 31 sur 65 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LA NOBLESSE FONCIÈRE ET LES CLASSES COMMER- ÇANTES DANS LA PROVENCE DE LA FIN DU MOYEN AGE

Sommaire. — L'ancienne noblesse féodale et la nouvelle issue du négoce. — Grande simplicité dans toutes deux. — Même dans les plus illustres familles, six vicomtes mis à part, aucunes distinctions de titres. — Chez elles, au moyen jîge, des comtes es hiSy en môme temps que des chevaliers d'armes. — Leur décadenœ sous ce double rapport au xv* siècle. — Le « ménage des champs » devenant alors leur partage. — Le roi René, en ses vieux jours, type légendaire de bonhomie dans la vie rurale. — Ce qu'était cette vie dans les familles seigneuriales du temps de Louis XII. — La noblesse commerçante de l'époque. — Johan de Forbinà Marseille. — Esprit d'entreprise unissant entre eux des gens de toute condition. — Sociétés en commandite. — Les Guiran-la- Brillane, d'abord épiciers, puis seigneurs de fief. — Les Bompar, éleveurs de bestiaux, formant une dynastie au Parlement. — Gentilshommes tombés dans la pauvreté se relevant par le travail.

Cette noblesse rurale, qui vient de nous apparaître si intimement liée aux populations des campagnes, au point de faire corps avec elles, qu'était-elle en elle-même, dans son mode d'existence, dans sa vie propre? Et d'abord, de quels éléments était-elle formée ?

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