‹ La société provençale à la fin du Moyen Age d'après des documents inéditsChapitre 8 sur 65 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

commandaient la nature et la nouveauté du sujet.

« Les faits que j*avais à recueillir et à mettre en lumière, écrivait Augustin Thierry dans son Essai sur t histoire de la formation et des progrès du Tiers Etat, n'appartenaient pas à la partie saillante de l'histoire de France, mais plutôt à ses parties les plus cachées, et, qu'on me passe cette expression, les plus intimes. J'entreprenais d'écrire une histoire qui, à proprement parler, manquait de corps; il s agissait de lui eh former un, en le dégageant par abstraction de tout ce qui n'était pas elle, et il fallait donner à une succession d'aperçus et de faits généraux le mouvement et l'intérêt d'un récit. Voilà quel but je me suis proposé d'atteindre. Y ai-je réussi ? Je l'ai tenté du moins, j'espère que l'on me saura gré de mes efforts. »

Nous ne saurions mieux dire en un sujet qui confine de très près à celui traité par Augustin Thierry,, mais qui porte sur quelque chose de plus essentiel que les droits politiques des classes moyennes de- Tancienne France. Ici, seront mises en lumière le* mœurs où était le support des droits de toutes ; et notre but serait atteint, si, du tableau où la vieille Provence va se peindre elle-même, ressortait pour nos lecteurs, comme elle est ressortie pour nous, ridée que les grandes lois sociales, gardiennes de Tordre vrai et de la véritable paix, ont toujours été dans les lois morales, que seules celles-ci ont le pouvoir de donner le bonheur aux individus et aux

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