‹ La soie au point de vue scientifique et industrielChapitre 17 sur 151 · L. ViGNON, La Soie · texte numérisé non relu

L. ViGNON, La Soie

en cinq ou six heures, pour ainsi dire, la carcasse cle son cocon, puis il dispose activement les couches intérieures : j)eu à peu. l'épaisseur de la paroi ne permet plus de le distiniruor. Quand la température est suffisamment élevée, le cocun [ïï'j;. 5) est terminé au bout du troisième jour.

Les détails qui viennent d'être donnés, s'appliquent à des vers à soie avant parcouru sans accident le cycle de leur évolution normale, depuis Téclosion de la graine jusqu'à la confection du cocon ; malheureusement, il n'en est pas toujours ainsi. Il arrive que les vers à soie périssent au cours de leur développement ; des maladies, dont les causes sont demeurées longtemps inconnues, les déciment parfois et anéantissent des éducations presque tout entières. Le caractère commun de ces accidents est une soudaineté, une étendue, qui présentent tous les caractères d'une véritable épidémie.

Pendant de longues années, on ignora les causes qui compromettaient réducation des vers à soie : aussi bien leur influence était-elle minime, et les pertes qu'elles occasionnaient n'atteignaient-elles que peu d'importance. Ce n'est que vers 1854 qu'une diminution progressive et véritablement effrayante, dans la production des cocons de notre pays, alarma les éducateurs et sollicita l'attention de tous ceux qui s'intéressaient à l'industrie de la soie.

Voici quelle était en kilogrammes la production annuelle des cocons, en Franco, pendant la première partie de ce siècle :

Maladies du ver à soie

De 1821-1830.

De 1831-1840.

De 1841-18^).

De 184G-1852.

En 1853. . .

Vers 1808.

Page 1