SG
Les causes de
semblables diminutions dans les récoltes
annuelles ont été étudiées par un grand nombre d'expérimentateurs. Il est aujourd'hui prouvé que la plus grande part doit être attribuée aux maladies des vers à soie. Parmi les nombreuses recherches qui ont été faites sur ce sujet, celles de Pasteur ont mis hors de doute l'origine des deux plus terribles de ces maladies : la pébrine et la flacherie. Elles ont donné, en outre, une méthode sûre pour soustraire les vers à soie aux ravages de l'une d'elles. Mais il faut reconnaître que les moyens dont on dispose actuellement pour combattre les maladies des vers, sont purement préventifs ; il n'existe encore aucune méthode curative pouvant leur être appliquée. Il résulte de ce fait, que l'éducation des vers à soie est devenue actuellement une opération délicate, exigeant les plus grands soins ; les éducateurs, s'ils veulent se mettre à l'abri des mécomptes, doivent connaître les maux qui menacent les vers et s'attacher à les prévenir, puisqu'il est chimérique, dans l'état de nos connaissances, de tenter leur guérison.
La notion des conditions qui doivent être observées, dans l'ugage de méthodes préventives, ressortira de la suite de cette étude, mais il faut, au préalable, décrire les quatre maladies principales qui menacent les vers à soie. Ces maladies sont : la mus c ar clin c Mpébrine ^\di flacherie et la grassérie. Leur gravité, comme leur fréquence, sont fort inégales*
/,0 I/ŒUr, LE VER A SOIE ET LE COGOiN
Muscardine. — En 1725, Vallisneri signala que certains vers à soie, ayant tous les dehors de la santé, mouraient sans cause apparente. Leur corps durcissait ensuite, en prenant les
FiG. 6. — Vers muscardinés.
empreintes des formes environnantes; de couleur brune dans un air sec, recouvert d'une moisissure blanchâtre dans Tair humide, il était comme pétrifié (fig. 6).
On a donné le nom de muscardine à la maladie occasionnant la mort des vers à soie avec de tels caractères. Une