‹ La soie au point de vue scientifique et industrielChapitre 49 sur 151 · T-KS SOIES SAUVAGES · texte numérisé non relu

T-KS SOIES SAUVAGES

VAnthercnea mylitta, appelé aussi tussah. Par extension ce nom (le tussali a été donné à toutes les soies sauvages : les vers à'Antherxa mylitta vivent sur le ricin, et produisent de très gros cocons atteignant jusqu'à 50 millimètres de longueur sur 30 millimètres de largeur. Leur couleur varie du gris au brun foncé : ils sont fixés par un pédoncule noir, très dur, adhérent à la première veste, et se terminant par une sorte de boucle (fig. 44).

Les soies grèges retirées des cocons tussah atteignent annuellement 800.000 kilogrammes.

Le tirage des cocons ài! Antherxa ne peut pas s'exécuter comme celui des cocons du Bombyx mori. Le grès n'atteint que 6 à 7 pour 100 du poids de la bave; de plus elle est peu soluble, et on est forcé d'employer des lessives alcalines bouillantes pour dévider les cocons : aussi la grège qu'on obtient ne renferme -t-elle plus qu'une petite quantité de grès. Sa couleur varie du gris au brun. Des essais ont été faits pour comparer les propriétés physiques des soies sauvages à celles du Bombyx mori.

Les baves sont d'un diamètre relativement élevé, qui peut être trois fois supérieur au diamètre des baves des Gévennes. L'élasticité et la ténacité sont moins grandes dans les soies sauvages, toutes conditions égales, que dans les produits du ver du mûrier.

Malgré ces différences, les progrès qui ont été réalisés récemment dans le blanchiment des soies tussah, les perfectionnements que certaines filatures de l'Inde s'efforcent d'apporter au tirage de ces cocons, n'ontpas tardé a étendre la consommation des soies sauvages.

M. Rondot fixe à 2.100.000 kilogrammes la production de ces soies; sur cette quantité l'Europe recevrait 600.000 kilogrammes. La plus grande partie de ces soies, serait employée pour les étoffes d'ameublements, les tissus tricotés, les étoffes mélangées, la fabrication des peluches, et des imitations de fourrures.

LE MOULINAGE 151

En réalité les soies sauvages, constituent des fibres spéciales, permettant d'obtenir des effets et des tissus nouveaux; à ce titre leur consommation doit s'étendre encore. Au taux actuel elle est assez importante pour occuper une place à part, dans les matières grèges, destinées à être mises en fil et à subir les opérations du moulinage.

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