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Grêle kl.
Elherfeld.
Total. . . . 13.900 0001
Pesage de la soie, — 11 n'est pas nécessaire de s'étendre beaucoup sur cette opération. Malgré sa simplicité apparente, elle fournit néanmoins au commerce des renseignements
i Nous verrons que ces chiffrées ont subi un accroisseruent notable pour jes années 1887-1888,
LK DECRLaiSAGK
authentiques, entourés de garanties qui suppriment une foule de contestations.
Son utilité a été reconnue du reste, puisque la plupart des conditions ont annexé à leur service le pesage de la soie. Deux circonstances semblent légitimer la pratique du pesage par les conditions : c*cst d'abord la valeur élevée de la soie, et ensuite, la grande variété et le grand éloignement de ses ])ays de production. De plus les soies donnant lieu à de nombreuses opérations de spéculation, le pesage effectué par un établissement officie] supprime toute contestation sur les poids, et rend pour ainsi dire plus facilement transmissible^ plus mobile, la marchandise qui en est l'objet. A la Condition des soies de Lyon, le pesage s'effectue avec les mêmes précautions et les mêmes instruments, pour les soies conditionnées ou seulement pesées : des contrôles parent à l'inattention des employés, ou à l'inexactitude des appareils de pesage ; lorsque l'opération est terminée, la Condition joint à la balle deux bulletins résumant les résultats : chacun de ces bulletins est destiné l'un à l'acheteur, l'autre au vendeur.
Le dècreusage. — - En étudiant les propriétés chimiques et physiques de la soie, nous avons eu l'occasion de dire que ce textile se composait de deux matières principales :
1^ La fîbroïne, qu'on pourrait appeler soie proprement dite, car elle possède au plus haut degré toutes les qualités techniques de la soie;
2» Le grès, enveloppe protectrice, sorte de parement naturel entourant la fîbroïne.
Les soies contiennent en générai pour 100 parties :
Nous avons vu que le grès était soluble dans les solutions alcalines, et que le meilleur moyen de le dissoudre, sans attaquer la fîbroïne consistait à traiter la soie grège par des solutions bouillantes de savon. L'opération ayant pour ré-
Fibroino Grés. .
sultat (le débarrasser la fibroïne du grès, porte le nom do décreusage .
Le décreusage constitue un dosage véritable de la fibroïne dans la soie écrue. Il permet donc de connaître la perte qui sera subie en teinture par une soie grège ou moulinée après qu'elle aura été cuite.
Cette opération ne permet pas seulement de doser la gom me, elle donne le moyen de débarrasser la soie de certaines matières qui lui auraient été ajoutées frauduleusement.
Aussi dès que les conditions publiques eurent commencé à fonctionner ne tarda- t-on pas à reconnaître que le décreusage devait être mis au rang des opérations que ces établissements auraient à pratiquer.
A Lyon dès Tannés 1809, la création d'un décreusage public commença a être discutée, mais ce n'est qu'en 1847 qu'un Bureau public de décreusage fut annexé à la Condition des soies. Au début celte opération entraînait la perception d'une taxe spéciale, mais depuis l'année 1856, le décreusage fut pratiqué d'office et sans frais sur toutes les soies présentées au conditionnement.
Le règlement ministériel du 23 décembre 1855 a fixé la méthode qui devait être employée pour le décreusage de la soie, à la Condition des soies de Lyon.
On prélève pour chaque opération environ 100 grammes de soie, sans partage de masses ou de flottes, après la détermination en poids bruts et nets d'entrée au conditionnement des balles de soie.
Le poids exact de réchantillon destiné au décreusage est contrôlé avant et après la dessiccation absolue, au moyen de balances de précision sensibles à 1 centigramme.
Le décreusage est eff'ectué, en cuisant la soie dans de l'eau de savon en deux opérations successives d'une demiheure chacune.
La soie renfermée dans un sachet de toile claire, n'est plongée '^ans l'eau que lorsque celle-ci est en complète ébul-
LE DECUELSAGE
lition, et le savon entièrement dissous. Au bout de la première cuite d'une demi-heure, la soie retirée du bain, est tordue et chevillée fortement pour en faire écouler Teau de savon et la partie de grès dissoute.
Sans être lavée, la soie est plongée ensuite dans un nouveau bain de savon bouillant : après trente minutes, on la retire; elle est tordue et rincée ensuite à fond dans Teau du Rhône, de manière à enlever toutes les particules de savon adhérentes à la soie.
Pour chaque cuite la dose de savon employée est égale au quart du poids absolument sec de la soie soumise au décreusage. Le savon doit être du «savon blanc sec de Marseille », et sa qualité doit être maintenue constante, pour que les opérations de décreusage soient régulières et comparables entre elles.
Les bains de cuite sont composés avec assez d'eau, pour que le sachet contenant la soie, demeure constamment immergé pendant toute la durée de l'opération.
Le lot de soie décreusé est ensuite séché à l'air, pesé, desséché à l'absolu, et soumis à une nouvelle pesée : les deux poids sont constatés par une balance de précision.
La perte de la soie par l'opération du décreusage estétablie en soustrayant le poids absolument sec du lot de soie décreusée du poids absolument sec du même lot en écru. Les résultats sont inscrits sur un bulletin qui est remis aux intéressés.
Nous empruntons à la Monographie de la Condition des soies de Lyon, par M. Adrien Perret, un tableau intéressant qui donne la perte centésimale subie aux décreusages par différentes espèces de soie.
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France.
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1 Jaune.
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