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A L'UNION ARTISTIQUE

2 décembre 1889.

D'abord on ne dit plus « à l'épatant ». Après le premier moment d'enthousiasme passé, on a généralement trouvé que la qualification- était prétentieuse et de mauvais goût.

On ne peut plus dire : Aux mirlitons, ni à VImpérial. Alors l'ancien nom à^ Union artistique a prévalu.

C'est ce soir qu'on inaugure les soirées musicales du lundi, qui vont désormais continuer hebdomadairement pendant tout l'hiver. Au programme le l^'^ quatuor en la n° 5 de Beethoven pour instruments à cordes. Puis ensuite le « quintette » de Schuman.

Ces deux morceaux ont été exécutés avec une virtuosité rare par ces grands artistes qui s'appellent Remy, Parent, Wuefelghem et Delsart.

Au piano, Diemer.

Nous avons remarqué dans la salle des fêtes MM. le prince de Polignac, Bartholoni, Gallay, Th. Gide, comte de Maupeou, R. de Boisdeffre, E. Bonnadier, A. Gruyer, Menière, de Saint-Quentin, prince Troubetzkoï, Ch. Widor, etc., etc.

Néanmoins, on trouve ces soirées un peu... austères, et le comité a décidé qu'à partir de janvier on aurait non seulement des quatuors, mais des solistes à la mode et des étoiles de chant masculines et féminines. — J'en accepte l'augure.

Au théâtre, on prépare pour la fin du mois Colibri, pièce en vers de M. Jules Legendre, jouée déjà avec grand succès à une matinée du Vaudeville, et Point de lendemain, adaptation ingénieuse de M. Hervieux. d'après un fabliau du moyen âge.

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