‹ La soirée parisienneChapitre 27 sur 128 · FANFAN LA TULIPE · texte numérisé non relu

FANFAN LA TULIPE

■ 4 février 1889.

Samedi soir, à la porte du Château- d'Eau, je m'étais cassé mon pauvre nez, — accident d'autant plus regrettable que je n'en ai qu'un.

Aussi, bien que la première de Fanfan la Tulipe fût annoncée pour dimanche, pour pkis de sûreté, je ne me suis mis en route que lundi.

D'ailleurs, on se délie toujours un tantinet du théâtre du Château-d'Eau. Personne n'a oublié ces mémorables soirées où pendant une représentation de Soixante ans ou la Vie de deux joueurs et de César ou le Chien du château, des charcuteries variées, des articles d'épicerie et des petits bancs souillés pleuvaient des galeries supérieures sur les crânes de l'orchestre.

Récemment encore, l'égrènement d'une grappe de lustre parmi les spectateurs des fauteuils inquiéta les habitués du théâtre. Aussi je fus bien surpris en constatant hier, dans les loges du Château-d'Eau, un nombre imposant de jolies toilettes et de frais chapeaux.

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