‹ La soirée parisienneChapitre 33 sur 128 · MARQUISE · texte numérisé non relu

MARQUISE

rien, bras rouges, gants en fil blanc, yeux baissés, mine en même temps hypocrite et futée. C'est parfait. On a fait là une véritable trouvaille.

— Mademoiselle, lui dit le marquis dans son discours, la vertu vous sera facile.

Autre mot : Si je suis le beau-père d'un marquis, dit le père de Lydie, alors je suis quasiment un duc.

Et cette classification des femmes agréables : sémillantes, comme disaient nos pères, capiteuses^ comme on disait hier, aphrodisiaques, comme on dit aujourd'hui.

A la fin de l'acte, effet de feu d'artifice, pétarades, illuminations multicolores ; on a le bruit, la lumière, même l'odeur! Edouard Philippe s'est surpassé.

Impression du public après la fin du second acte ; Heu! Heu!...

Troisième acte. — Une chambre à coucher toute garnie de cretonne à dessins gais. Troisième costume de Réjane. Un déshabillé exquis en crêpe de Chine rose ; chaîne-ceinture formant corset ; vieilles guipures dites saut-du-lit (sic), et par là-dessus, une robe de chambre japonaise fond crème doublée de satin orange et garnie de plumes blanches. Ce que c'est froufroutant et joli! Comme je comprends que le marquis ne veuille pas s'en aller !

Les mots du 3« acte —???...

Impression du public après le 3° acte : Hum ! Hum ! . . .

Et maintenant je vais étudier dans Molière les dixneuf façons différentes de dire :

Marquise vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Page 1