LES MARIS SANS FEMMES
8 avril 1389.
Pas commode l'arrivée devant les Menus-Plaisirs. On est en train de bouleverser le boulevard de Strasbourg; il y a des fosses, des talus, des barricades de pavés. Ça vous a un petit air émeute qui fait plaisir à voir... Mais ne parlons pas politique — le Sénat nous guette — et occupons-nous simplement des Maris sans femmes.
Une jolie salle; dans les avant-scènes, Théo avec cousine Isabelle, la Laus, Valtesse retour de Nice avec son amie Miroy, çà et là Invernizzi, Depoix, Marguerite Caron, Marie Berge, Devoyod, Angèle Renard, Marni, etc., etc. On a supprimé l'orchestre, ô Lagoanère, et où vous veniez si élégamment, apparaissent maintenant des spectateurs le cou tendu dans la pose des énervés de Jumièges.
Le premier acte nous montre une salle de mariage. C'est très simple : Vous prenez comme décor, une église, une cathédrale, un vieux château, n'importe quoi ; vous y installez le fauteuil en cuir et le bureau