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LE PRINCE SOLEIL

toute blanche et toute rose. On en mangerait. Agaga ! Bon nanan !

Deuxième tableau. — Réception au palais du gouvernement à Stockholm. — Superbe salle dorée envahie par une foule grouillante d'ofriciers et de diplomates appartenant à tous les pays. J'ai noté les deux: attachés français, un fantassin et un hussard, dont la tenue m'a paru beaucoup plus exacte que d'habitude ; je ferai seulement observer que les attachés ont la bande or ou argent au pantalon, et que les sabres n'ont plus qu'une bélière depuis au moins cinq ans. Devant chaque porte, de magnifiques gardes, hauts de six pieds, avec casque, tunique blanche et plastron noir. Puis une musique bleu de ^cicl qui, sans raison apparente, traverse la salle des fêtes toutes les cinq minutes. Peut-être est-ce la fanfare des Beni-Bouffe- Toujours.

Mouvement d'attention : entrée du prince Soleil (Lantelme) en costume indien, satin bleu et broderies argent. Sur la tête une petite toque surmontée d'un panache. Au cou, un triple colher de perles. Toujours bien jolie, Lantelme, mais un peu engraissée. Le moment est venu de supprimer les farineux. Promettez-le-moi, ô Altesse!

La fête se termine par une entrée du peuple dans la salle des fêtes, — exemple démocratique que nous ne saurions trop recommander à M. Carnet, et l'on chante un chœur très applaudi :

Nous sommes les enfauts du pays scandidave. Pourquoi ne pas nous dire simplement qu'ils sont

Suédois. A la fin du tableau, feu d'artifice, à l'instar du Jardin de Paris. Pssssschhlit ! ! (ça, c'est pour vous imiter la fusée).

Troisième tableau. — Posada à Vembouchure du Tage. — Maison à deux étages permettant aux étonnants Lauris de commencer leurs exercices. Poursuites, coups de pied, armoires renversées, culbutes, plafonds défoncés, sièges soutenus à coups de briques contre la gendarmerie : vous connaissez le programme habituel de ces petites fêtes. Cette fois, les amusants clowns sont habillés en Chinois, Écossais, Indien, Espagnol, sans oublier un Hottentot. Ils font un bruit épouvantable, et Peterboom doit trouver que les Lauris empochent de dormir. Finalement, tout le monde est emmené chez le regedor.

Quatrième tableau. — Cabinet du regedor (Chameroy). — La voilà bien, la bonne justice à laquelle personne ne comprend rien — ni les spectateurs ni les auteurs. — Mais j'ai très bien compris le minois futé de l'hôtesse (Blanche Miroir), tout à fait charmante sous le grand feutre des filles de Buffalo-Bill.

Cinquième talbeau. — La galerie des canons, ou l'usine Cail au temps du colonel de Bange. — Les canons ne partent pas, mais Peterboom part afin de voir un ballet de singes. J'aime les situations motivées.

Sixième tableau. — Le mont aux Singes à Gibraltar. — Très beau décor, avec perspectives immenses, arbres gigantesques, et dans le fond la rade. Entrée

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