CHAPITRE V
Sommaire. — I. M. Mignon a signalé, dès 1890, l'étroite parenté des chapitres XII, XIII et XIV de la Somme avec les Sentences. — II. Le chapitre XIV ne permet aucune conclusion sur la date de la Somme. — III. Le chapitre XIII suggère que la Somme est postérieure aux Sentences. — IV. Les ressemblances entre le chapitre XII et les Sentences paraissent exiger que les Sentences soient l'original. — V. Les diflFérences des sources dans ce chapitre et dans l'ensemble des deux ouvrages démontrent que maître Hugues est l'auteur le plus récent. — VI. Hugues a connu saint Jean Damascène par l'intermédiaire du Lombard.
On a vu comment sont composés les onze premiers chapitres de la Somme, qui correspondent aux trente-cinq premières distinctions du livre I des Sentences du Lombard; on sait pour quelles raisons il y a lieu de penser que ces onze premiers chapitres sont postérieurs à l'œuvre du Lombard.
Il m'a paru intéressant de rechercher si les chapitres XII, XIII et XIV du premier livre de la Somme, — qui correspondent aux douze dernières distinctions du livre I du Lombard, — dépendent également de l'œuvre du Maître des Sentences. Je vais donner ici le résultat de mon enquête. Ce sera, on va le voir, un solide confirmatur des conclusions auxquelles l'étude des précédents chapitres m'a contraint d'arriver et d'adhérer.
Dès 1890, M, l'abbé Mignon ^ écrivait : a Le chapitre [XII de
' Le « Tractatus théologiens » et Pierre Lombard, dans la Revue des sciences ecclésiastiques, Amiens, t. LXII, 1890, p. 531.
la Somme] est consacré à la prescience et à la prédestination. La première question : « Utrum praescientia sit causa rerum ? » se trouve textuellement dans les quatre premiers paragraphes de la distinction XXXVIII, livre I [du Lombard] ^; l'objection qui suit, sur l'infaillibilité de la prescience, est au paragraphe 5 de la même distinction ^. Puis la différence de la prédestination et de la prescience ^, la certitude de la prédestination ^, contenues dans le même chapitre [XIP], sont intégralement reproduites dans les premiers paragraphes de la distinction XL; ensuite le passage final sur le choix des prédestinés est transféré sans changement dans la distinction XLI '\ »
Un peu plus loin ^, M. Mignon ajoutait : « Qu'on examine, si l'on veut, le chapitre pCIII^ de la Somme] sur la volonté divine et ses signes, — voluntas beneplaciti, voluntas signi \, — son rapport avec le mal ^, le chapitre XIV sur la toute-puissance de
' Somme, tract. I, 12 (PL, CLXXVI, 61, C : De praescientia solet quaeri...). Cfr Pierre Lombard, Liber Sententiarum, lib. I, dist. XXXVÎII, n. i : Hic oritur quaestio non dissimulanda... (PL, CXCII, 627 ; édit. Quaracchi, 1. 1, p. 241).
* Somme, loc. cit. (PL, CLXXVI, 63, B : De praescientia solet opponi...). Cfr Lombard, loc. cit., n. 5 (PL, CXCII, 628 ; édit. Quaracchi, 1. 1, p. 244). On remarquera que la Somme résout deux fois cette même difficulté, d'abord col. 62, B, C : « Potest et alia difficilis oppositio », puis loc. cit., col. 63. A la colomie62, Hugues dépend de maître Roland (Sententiae, édit. GiETL, p. 83); et il lui répond : « neutra est concéder da », exactement comme il répond à Abélard, au chap. XIV (col. 69, C) : « neutrum de Deo concedendum ». A la colonne 63, Hugues dépend du Lombard, et répond comme lui.
' Somme, tract. I, 12 (PL, CLXXVI, 62, D : Hoc distat inter praescientiam et praedestinationem...). Cfr Lombard, lib. I, dist. XL, n. i (PL, CXCII, 631 ; édit. Quaracchi, t. I, p. 249).
* Mêmes références qu'à la note précédente.
' Somme, tract. I, 12 (PL, CLXXVI, 63, C : Solet quaeri quare hune elegerit... jusqu'à col. 64, A, au mot Gillebertus). Cfr Lombard, lib. I, dist. XLI, n. 2 et 3 (PL, CXCII, 633 et suiv.; édit. Quaracchi, 1. 1, p. 254-255).
• Article cité, p. 534.
' Somme, tract. I, 13 (PL, CLXXVI, 65, A : Nam voluntas Dei in sacra Script tura...). Cfr Lombard, lib. I, dist. XLV, n. 6 (PL, CXCII, 642, ima; édit. Quaracchi, t. I, p. 275). — Hugues et Pierre le Lombard ici dépendent tous deux de Hugues de Saint-Victor (De sacramentis, lib. I, iv, 2; PL, CLXXVI, 235, A); ils ont également lu Abélard sur le même sujet.
• Somme, tract. I, 13 (PL, CLXXVI, 65, D : Quare diligenter...); jusqu'k la fin du chapitre, elle reproduit la doctrine et les phrases de Hugues de Saint- Victor {De sacramentis, lib. I, iv, 13 et suiv.; PL, CLXXVI, 239 et suiv.) Le
Dieu et son objet : « An Deus omnia possit ? An plura possit facere quant vult vel facial ? An possit meliora facere quant ea quae facit ? ^ » Que l'on compare avec les distinctions XLII, XLIII, XLIV, XLV et XL VI du livre I des Sentences. »
Suivons le conseil de l'abbé Mignon, et commençons notre travail de comparaison par les derniers passages où il nous signale « identité de pensées et de langage ».
Notre maître Hugues, dans son XIV® chapitre, réfute les erreurs d'Abélard sur la toute-puissance divine, comme fait le maître des Sentences dans ses distinctions XLII à XLIV. Les deux auteurs suivent, dans les grandes lignes, le même ordre; et tous deux l'empruntent à Hugues de Saint- Victor ^, ainsi que plus d'un détail de leur rédaction. L'auteur de la Somme et le Lombard n'ont cependant pas consulté et employé le Victorin indépendamment l'un de l'autre : car ils ont un bon nombre d'éléments communs, que l'on ne trouve pas dans le De sacramentis. Lequel a démarqué l'autre ? Est-ce le maître Hugues qui a très librement résumé, ou le Lombard qui a savamment délayé ? Sachant maintenant, par ailleurs, ce qu'il en est et que le copiste est Hugues, je suis naturellement porté à trouver dans les textes des raisons plausibles pour attribuer le plagiat à cet écolâtre. Cependant, s'il me fallait donner des motifs péremptoires pour justifier cette impression, je dois avouer qu'ils me font défaut. Peut-être des yeux plus perspicaces, un esprit mieux renseigné sur l'histoire des réfutations d'Abélard de 1138 à 1150, parviendra-t-il à les découvrir. J'y renonce et je reconnais que dans l'état actuel de mes connaissances sur le sujet, on peut,
Lombard (lib. I, dist. XLVI, n. 4; PL, CXCII, 645; édit. Quaracchi, t. I, p. 280) se sert aussi de Hugues de Saint- Victor, et le résume, mais c'est pour le réfuter.
' Somme, trace. 1, 14 (PL, CLXXVI, 68 et suiv.). — Cfr Lombard, lib. I, dist. XLII, XLIII et XLIV. — Dans leur réfutation d'Abélard, Hugues de Mortagne et Pierre le Lombard emploient tous deux Hugues de Saint- Victor (De sacramentis, lib. 1, 11, 22 ; PL, CLXXVI, 214 et suiv.).
2 De sacramentis, lib. I, 11, 22 (PL, CLXXVI, 214).
144 ENCORE LA DATE DE LA a SOMME ))
sans rien dire d'évidemment faux, soutenir qu'à s'en tenir aux règles classiques de la critique interne il est possible que le chapitre XIV de Hugues ait servi de modèle au Lombard, qui l'a développé. On pourrait bien alléguer une légère différence doctrinale à propos de la solution du sophisme qu'Abélard étayait sur le mot dehet : « Dieu doit faire, etc ^. » Mais pour établir, à ce propos, un argument solide en faveur de la postériorité de Hugues, il faudrait un point de comparaison avec quelque autre texte contemporain, qui nous manque. Disons donc qu'il est plus sage de renoncer, par les seuls moyens de la critique interne, à rien déduire de certain dans un sens ou dans l'autre.
Passons au chapitre XIII de maître Hugues; nous y serons plus heureux. Une circonstance particulière nous permet de conclure, sans avoir à donner le détail de toutes les minuties du texte. Hugues traite longuement de la volonté divine. Tout le chapitre dépend de Hugues de Saint- Victor, dont il suit la doctrine sur cette question subtile : étant bien entendu que Dieu ne veut jamais le mal, Deus non vult mala, peut-on accorder que Dieu veut cependant que le mal soit ou arrive ? Detis vult mala esse aut fieri? Hugues de Saint- Victor avait soutenu, avec beaucoup de précautions oratoires, qu'on peut dire : Deus vult mala esse aut fieri. Notre maître Hugues, sans barguigner ni tourner autour du pot, soutient la même doctrine. D'un autre côté, Pierre le Lombard a consacré toute sa distinction XL VI à la réfutation de la doctrine de Hugues de Saint- Victor.
Grâce à cette circonstance, nous pouvons essayer de découvrir lequel, du Lombard ou de l'auteur de la Somme, a démarqué l'autre. Si le Lombard s'est servi de la Somme, il doit rester des traces de la rédaction de maître Hugues dans les Sentences.
' PL, CLXXVI, 69, C : « Sub hoc verbo latct venenum... » Cfr Lombard, !ib. I, dist. XLIII, 4 (PL, CXCII,638; édit. Quaracchi, 1. 1, p. 265) : «/joc vcrbum débet venenum habet...»
Si, au contraire, c'est maître Hugues qui a employé les Sentences du Lombard, il doit y avoir des traces de la réfutation du Victorin dans la Somme. Qu'en est-il?
Sûrement, le Lombard n'a pas connu la rédaction de la Somme. Sur la question très grave qu'il étudie, le Lombard ne connaît que trois opinions : une hérétique, Deo odibiles, qui prétend que Dieu est l'auteur du mal \ et deux orthodoxes ^. Ces deux opinions ont, dit-il, ceci de commun qu'elles soutiennent l'une et l'autre que Dieu ne veut pas le mal : « Deus mala non vult. » Mais l'une, — qui est celle de Hugues de Saint- Victor ^, — concède que Dieu veut que le mal soit ou arrive, « Deus vult mala esse velfieri, non tamen vult mala. » Cette première opinion qui s'appuie sur un texte de saint Augustin, concède : « bonum est mala esse ». C'est ce que dit en propres termes Hugues de Saint- Victor :
« Et tamen vult malum esse, et in eo non nisi bonum vult, quia bonum est malum esse; et non vult ipsum malum, quia bonum non est ipsum malum *. »
C'est l'opinion que Pierre le Lombard réfute. La seconde opinion connue du Lombard rejette la formule du Victorin, et dit nettement :
« Deus non vult mala, nec vult mala esse aut fieri. » L'argument de cette seconde opinion est le suivant :
« Si vellet ea fieri vel esse, faceret ea utique fieri vel esse, et ita esset auctor malorum '. »
^ Liber Sententiarum, lib. I, dist. XLVl, 13 (PL, CXCII, 648 ; édit. Quaracchi , t. I, p. 286).
* Ibid., 4 (PL, 64s; édit. Quaracchi, p. 280).
» De sacramentis, lib. I, iv, 13 (PL, CLXXVI, 239, C).
* Ibid.t 239, D.
^ Liber Sententiarum, ibid., 6 (PL, CXCII, 646; édit. Quaracchi, 1. 1, p. 281). Pierre le Lombard donne aussi comme argument de cette seconde opinion cette interprétation d'un texte de saint Jean : « Unde et Evangelista ubi ostendit Deum auctorem esse omnium bonorum, dicens : Omnia per ipsum facta sunt, consequenter malorum auctorem esse negat, dicens : Et sine ipso factum est nihil, id est, peccatum. » — On peut rapprocher de ce passage cette phrase de Robert le Poule : « Providentia igitur Dei omnia etiam futura comprehendit,
Or, Hugues dans la Somme ne suit ni Tune ni l'autre des deux opinions connues du Lombard. Il n'admet pas la seconde, puisqu'il répète à satiété avec Hugues de Saint- Victor : « Deus vult mala esse velfieri ». Il ne soutient pas, telle quelle, la première, celle du Victorin, puisque mis en face de la formule : « Bonum est malum esse », il se voile la face et écrit : « Quod non est ita concedendum \ » Que conclure } sinon que le Lombard n'avait pas connaissance de la Somme, lorsqu'il rédigeait les Sentences. S'il l'eût connue, il n'eût sans doute pas manqué de mentionner l'opinion hybride qu'elle soutient et d'en souligner l'inconsistance, comme fait saint Thomas d'Aquin d'après les principes du Lombard ^.
Passons à la Somme. Trahit-elle la connaissance de l'oeuvre du Lombard ?
La Somme reproduit l'ensemble des pensées du Victorin, — et quelques-unes sont très dures, même pour des oreilles qui ne seraient pas mohnistes. Mais elle modifie l'ordre de son modèle. Il est intéressant de noter ici combien et comment diffère la méthode de composition du Victorin et de l'auteur de la Somme. Le Victorin suit une méthode analytique; il ne part pas d'une solution connue d'avance, mais il cherche cette solution ou le principe général qui domine la matière dont il parle. C'est ainsi que, du chapitre XII au chapitre XXII, peu à peu, il s'élève à la contemplation de « la beauté de l'univers, ou du bien de l'universalité », puis à celle de la volonté divine « première cause» de tout. Notre maître Hugues, au contraire, débute par où finit le Victorin : les premières lignes du chapitre XIII de la Somme sont tirées du chapitre XXII et final du Victorin ; ce qui les suit immédiatement, est extrait du chapitre XXI du même auteur. Bref, ce qui est une conclusion chez le Victorin, devient chez Hugues un principe, ou une thèse qu'il faut prouver. Et la démonstration de cette thèse se fait par l'emploi
mala tantum videt, non etiam agcnti favet, quia sine ipsofactum est nihil, verum fieri sinit prop*cr bonum quod indc fit » (Sententiae, lib. I, 16, de Providentia; PL, CLXXXVI, 71s, B).
' Somme, tract. 1,13 (PL, CLXXVI, 67, B).
' Summa theologica, I, xix, a. 9.
des éléments de l'exposé analytique de la source qu'exploite maître Hugues. En comparant les textes des deux auteurs, le lecteur pourra saisir très facilement le précédé ordinaire de magister Hugo.
C'est grâce à cette méthode de composition que Hugues est ordinairement plus condensé, plus court et logiquement mieux ordonné que ses modèles; la plupart de ses omissions dans les textes qu'il exploite, sont dues au procédé synthétique qui est le sien.
Mais il est de ces omissions qui ont pour cause des raisons doctrinales. J'ai dit que le chapitre XIII de la Somme reproduit la doctrine du Victorin : il faut ajouter qu'on trouve cependant dans ce chapitre une omission et une addition qui ne s'expliquent pas par la façon ordinaire dont Hugues fait ses résumés.
L'omission consiste en ce que la Somme n'emprunte presque rien, — deux ou trois mots seulement, — au chapitre XIII du Victorin, où se trouve la formule, choquante pour les oreilles pies : « Bonum est malum esse ».
L'addition se réduit à un court paragraphe dont l'équivalent ne se trouve pas dans le De sacramentis. Et cette addition prouve clairement que l'omission que je viens de signaler, provient d'un motif doctrinal. La voici en entier :
« Potest opponi hoc modo. Bonum est malum esse, sed omnis boni Deus est auctor; ergo facit malum esse. Quod non est ita concedendum, quia tune fièrent mala eo auctore. Sed potest dici quod facit ut malum esse sit bonum; ipse enim operatur malum in bonum \ »
D'où vient cette objection que l'auteur de la Somme n'introduit pas comme une objection déjà classique par hic quaeri soletf ou soient quidam opponere, mais par la formule peu ordinaire : Potest opponi?
Elle vient des Sentences du Lombard, où elle constitue la principale difficulté qui est opposée au Victorin. On y lit en effet : « Ecce hic aperte habes, quod bonum est mala esse; omnis boni
' Somme, tract. I, 13 (PL, CLXXVI, 67, B).
autem Deus auctor est... ^ ». Et, un peu plus loin, à la fin de la discussion : « Quod si huius [mali] auctor est Deus, ergo eo auctore homo agit malum 2. » Et donc le maître Hugues aurait eu sous les yeux les Sentences, lorsqu'il écrivait la Somme.
Nous venons de constater deux faits : d'une part, la longue distinction XLVI du Lombard ne trahit aucune connaissance de la doctrine hybride de la Somme; d'autre part, sauf le paragraphe Potest opponi que nous avons transcrit, le chapitre XIII de la Somme a pu être composé tout entier par Hugues, son auteur, avec le seul texte du De sacramentis du Victorin ; et ce paragraphe, intercalé dans l'exposé de la doctrine du Victorin, dont la Somme omet et nie un point capital, paraît extrait, fond et forme, des Sentences du Lombard. Si l'on réunit dans sa pensée ces deux faits, n'est-on pas amené à conclure que la Somme est postérieure aux Sentences ? Avec cette solution tout s'explique. Si, au contraire, on place la date de la composition de la Somme avant la publication de l'œuvre du Lombard, on ne peut pas rendre compte de la modification apportée par notre maître Hugues à la pensée du Victorin; on ne peut pas s'expliquer le silence du Lombard, qui ne connaît que deux opinions orthodoxes, « alii... alii... », quand il y en avait trois.
Terminons par l'examen du chapitre XII de la Somme. Il y a trente ans passés, l'abbé Mignon y signalait de telles transcriptions littérales, que pour éviter d'avoir à traiter de plagiaire le vénérable Maître des Sentences, il proposait bravement d'attribuer Somme et Sentences à un seul et même auteur, Pierre le Lombard ^. Cette solution ne trouva pas d'échos; et son inventeur ne tarda pas à l'abandonner *.
' Uber Sententiarum, lib. I, dist. XLVI, 5 (PL, CXCII, 646; édit. Quaracchi, 1. 1, p. 281).
*Ibid., 10 (PL, CXCII, 647; édit. Quaracchi, t. I, p. 284).
• Article cité de la Revue des sciences ecclésiastiques, t. LXII, 1890, p. 524, 542, etc.
* Hugues de Saint-Victor et les origines de la scolastigue,FariB, 1895, t.I, p. 31.
De l'étude attentive du texte, il semble que l'on peut déduire quelque chose de moins aventureux et de plus solide que cette solution désespérée.
Malgré de notables différences, que nous étudierons plus loin et qui nous seront très utiles, le chapitre XII de Hugues et les distinctions XXXVIII, XXXIX, XL et XLI du Lombard offrent des ressemblances telles qu'il est inadmissible que leur rédaction ait été indépendante. Un premier exemple va le montrer.
Pierre Lombard
L^er Sent. lib. I, dist. XLI, 1-3