SCÈNE lïï
Les Préckdens, EDMOND.
Edmond entre triste et rêveur; il n'aperçoit ni 'Ihérèse ni sa mère. Il gémit, il soupire, il tire son mouchoir et se cache la figure. « Ah ! dit Thérèse à sa mère, tu vois, il est malheureux; il pleure, il m'aime encore. (Elle court à lui.) Edmond , répondez-moi ? » Edmond lève les yeux et la regarde d'un air si terrible , que Thérèse reflté immobile d'effroi. « Vous osez encore paraître devant moi vous! — Pourquoi ces regards ef-
frayans?.,. Qu'ai-je donc fail ? — Vous osez me le demander ! » Il la prend de force par la main , et la conduit à gauche du théâtre. « Rappeicz-vous
cet appartement où vous étiez.... Allez , je
vous aimais, je vous adorais... tout ce que je pos.sé«Jais était à vous .... et vous m'avez trahi ! Et cet amour qui était raa joie et mon boiîheur, fait aujounriiui mon malheur etma honte ! Qu'il soit n.a'iclil . . Et vous aussi 1 je veux, dès aujourd hui , vous ouljlier auprès d'une antre.» Thérèse . accablée, se jette à ses genoux. « EcoiiteznKjj !.... — Non ! » Il la repousse; ellesanglotte ,• et lui même va se jeter sur le banc à gauche, tournant le dos à Thérèse et appuyant sa tête contre V arbre. (O/i entend une musique vwe et joyeuse. )