V. d'Indy, Cours de composition, t. Il, p
a. Les deux admirables Sonates dont nous venons do parler sont, heureusement, peu connues des violoncellistes. Nous disons : heureusement, car, si nous avons déjà déploré amôrcnient les déformations que peuvent subir les grandes œuvres de la seconde manière, déformations qui vont jusqu'à les rendre à peu près méconnaissables, l'incompréhension expressive touchant les œuvres de la troisième manière est bien plus jrave encore et semble prendre quelque chose du caractère d'une profanation.
trop vile et résolument). Cette belle et profonde Introduction est reliée au Finale par des u souvenirs o du premier mouvement.
C'est dans le Finale, énergique et joyeux, de forme Sonate, (le second thème est en trois phrases), que Beethoven emploie pour la première fois la Fuç/tie comme moyen de développement. Il n'est peut-être pas inuliie de faire remarquer, pour l'interprétation, que ce Dév. aboutit à une rentrée par le sujet augmenté, à la basse :
qui doit dominer dans les accords.
La réexposition normale comporte un déo. term. et une conclusion.
Sonate op. lOG, éditée, comme la précédente et la suivante, sous le titre Sonate Jiir das Hammer clavier. « Les « contemporains, Viennois et autres, ne signalèrent point ce « vaisseau de haut bord qui portait César et son injortune. « Cette grande voile fuyait au loin l'horizon de leur intelli- « gence\ »
L'admirable Allegro qui ouvre la Sonate est le type le plus complet de la forme Sonate, chez Beethoven.
Son premier thème est en deux éléments :
cellule
l'un rythmique, l'autre mélodique.
C'est de la seconde cellule, en effet, que découlent les périodes secondaires du Ihème, (]ni assouplissent mélodiqucmenl la noblesse héioïque de ce fulgurant assaut.