‹ La Sonde Vésicale À DemeureChapitre 12 sur 56 · ER NE · texte numérisé non relu

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avec un instrument aseplique, les micro-organismes qui habitent l’urètre et particulièrement le méat. Pour parer à cet inconvénient, on lave le méat et le gland avec un tampon d'ouate imbibé d’une solution d'acide borique à pour 100 ou de chlorure mercurique à 1 pour 1 000 ou à 1 pour 2 000. On entr'ouvre leslèvres du méat, puis, avec la seringue munie de son embout, on projette la solution boriquée dans son intérieur ; en adaptant ensuite exactement le canal et l’embout : on remplit le canal de la soluüon antiseptique qu'on laisse couler immédiatement à l'extérieur. Cette ‘opération peut être répétée plusieurs fois, s'il est nécessaire. Il est utile de remarquer que, très souvent, un lavage du méat soigneusement fat est suffisant pour les cas ordinaires où le canal est aseplique.

La solution de permanganate de potassium à un ütre variant de 1 pour 1 000 à 1 pour { 000 peut être substituée à l’eau boriquée. Il existe un autre moyen d'amener la solution médicamenteuse dans l’urètre. On se sert de la sonde elle-même, mise en communication avec le récipient par l'intermédiaire d’un siphon ou bien avec un bock. On fait couler le liquide et on introduit la sonde. La solution antiseptique revient par l'espace compris entre l'instrument et les parois du canal, entraînant au dehors les microbes qui l'habitent.

Ce procédé ne saurait être recommandé, car 1l est au moins inutile étant donné qu'il oblige à faire un cathété risme de plus dans un urètre infecté.

Le champ opératoire et les sondes étant ainsi pré-

parés, on procède à la mise en place proprement dite.

NL

Si l'on a choisi une sonde en gomme le modus faciendi

Fic. 9. — Sonde de Pezzer (Disposition de la sonde sur le mandrin, avant l’introduction.)

ne présente rien de particulier ; on faitun cathétérisme ordinaire.

La sonde de de Pezzer demande, elle, au contraire, une manœuvre spéciale pour sa mise en place. L'extrémité vésicale présente une partie élargie destinée à la retenir en s'appuyant sur le col.

Pour faire la traversée urétrale, 1l faut faire disparaître le pavillon, et on y arrive au moyen d'un mandrin courbe ordinaire. Le mandrin est introduit jusqu à la partie fermée de la sonde, on fait alors glisser sur lui, en l'étirant le tube de caoutchouc, jusqu'à ce que la tension soit suffisante pour faire disparaître autant que possible la salle du chapeau. Il se forme deux plis rentrants au fond desquels sont les deux yeux et grâce à cette disposition le volume est suffisamment diminué pour permettre son introduction par les modes ordinaires de cathétérisme avee les instruments rigides à grande courbure. On fixe l'extrénuté libre de la sonde au bouchon conique adapté à chaque mandrin.

La solidité de ce mode de fixation est mauvaise, et souvent la sonde dérâpe.

Le D' Carher (de Lille) à imaginé le dispositif suivant pour fixer d’une façon

pre

plus solide la sonde tendue sur le mandrin. Le bouchon

Fic. 10. — Mandrin de Carlier (de Lille) avec détail de la grifle.

conique mobile présente vers sa base une rainure, dans

laquelle viennent s'appliquer, de chaque côté, deux lames

métalliques fixées seulement à l’une de leurs extrémités et

Fermée

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