DÉPOSÉE
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Pra-str. Man drin d’'Hamonic.
formant ressort. Elles présentent à leur extrémité libre une partie recourbée à angle droit, échancrée suivant la partie de circonférence du bouchon sur laquelle elles doivent s'appliquer formant ainsi une sorte de griffe. Une bague rigide glissant sur les lames permet de les serrer, et d'emprisonner entre le bouchon et les griffes l'extrémité de la sonde. Ce procédé nécessite une augmentation de la longueur de la tige du mandrin, augmentation de longueur qui peut quelquefois avoir des inconvénients au point de vue de la manœuvre.
Aussi M. de Pezzer a-t-1l, par un disposiif nouveau, remédié à cette difficulté ‘et se sert d’un mandrin ordinaire. Pour ce faire, on rabat la partie qui dépasse le long de la tige en la coudant sur son extrémité et on la fixe dans cette position au moyen d'un anneau de caoutchouc que l'on se procure en coupant le bout de la sonde. Lorsqu'elle est dans la vessie, on enlève l'anneau de caoutchouc êt la sonde revenant à ses dimensions prenuères permet de retirer le mandrin, opération que l’on doit faire avec toutes les précautions de douceur désirables.
Pour introduire la sonde d'Hamonic, on
se sert d'un mandrin spécial qui présente à son extré-
Pie milé une tige rigide, destinée à former verrou et à tenir la sonde fermée, et se continue par un fil spiroïde serré, permettant au mandrm de suivre les inflexions impo- sées à la sonde par le canal.
Lorsqu'elle est introduite on retire le mandrin. Les deux volets libérés s’écartent l’un de l'autre et l'angle qu'ils forment est suffisamment grand pour assurer la fixité de l'instrument. Pour l'enlever, il faut tirer doucement au dehors, les ressorts sous l'influence des parois de l’urètre reviennent en contact.
Mise au point. — Dans la plupart des cas où elle est employée, la sonde à demeure à pour but de mettre au repos le réservoir urinaire ; elle doit pour cela cueillir, pour ainsi dire, l'urine qui sort de l'urètre pour la transporter immédiatement au dehors.
-Elle est bien placée si elle remplit ces conditions.
1° Sondes à béquille. — Comment se rendre compte de son bon fonctionnement ? En constatant que l'urine qui s'écoule tombe goutte à goutte. C'est cet écoulement qu'il faut obtenir et auquel on ne peut arriver que par tâtonnements. C’est un fait connu qu'une sonde trop enfoncée, et ne donnant plus, recommence à couler si l'on attire son bec dans le voisinage du col. C’est donc dans une position bien déterminée de l'instrument, qu'on obtiendra l'évacuation complète de la vessie.
Pour obtenir cette position on procède de la façon suivante. Au moment où le réservoir urinaire va se vider, on attire la sonde jusqu'à ce que l'écoulement cesse, puis on la repousse doucement jusqu'à ce qu'il reparaisse, les ouvertures de la sonde sont en ce moment juste au niveau du col.
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Il faut alors s'assurer de la complète vacuité de la vessie. Pour cela on opère des pressions sur la paroi abdominale, pressions qui ont pour but de faire sortir l'urine qui resterait dans la vessie. Si l'expérience est négative, c'est que la sonde est bien placée et que tout le liquide vésical s’est écoulé.
Enfin dernière épreuve :
On peut injecter par la sonde une quantité d’eau boriquée par exemple, qui ressorura en totalité et qu'on pourra mesurer. Au moment où les dernières portions reviennent au dehors, on constate quelquefois un jet brusque, ce phénomène indique que la vessie se vide bien complètement.
Tous ces artifices tendent à mettre entre le réservoir urinaire et la sonde des rapports tels que l'urine ne stagne pas, qu'elle s'écoule constamment goutte à goulle. IL est néceseare d'assister pendant un assez long temps à ce «goutte à goutte », pour être sûr de sa constance et de”sa régularité. Il n’est pas rare en effet d'observer des malades chez lesquels la bonne évacualion continue et totale constatée à un moment donné, estquelques heures plus tard absolument insuMsante. Le malade souffre alors il a besoin d'uriner, quelquefois même, il urine entre la sonde et son canal. Lasondemalplacéedevientun obstacleà l'évacuation, l'écoulement n'est plus continu, mais intermittent et la vessie nest pas au repos, puisqu'elle forme encore réservoir. Il suflit le plus souvent d'attirer un peu le cathéter au dehors, pour voir se rétablir l'écoulement et l’évacuaon vésicale complète. On peut même dire que « le mauvais fonctionnement de la sonde à demeure est presque
toujours dû à ce qu'elle est trop enfoncée (Guyon). »
En
Outre la douleur que provoque le besoin d'uriner, la sonde qui fonctionne mal manque son but, car l'urine stagnant continue et prolonge l'infection.
Il arrive dans les hématuries par exemple que des caillots sanguins obstruent les ouvertures de la sonde, 1l suffit dans ce cas de faire l'aspiration au moyen de la seringue en suivant tous les détails de technique établis par M. le Prof. Guyon.
Enfin suivant les affections que l’on a à traiter, il faut laisser la sonde ouverte ou la fermer.
On se sert pour cela de petits faussets aseptiques, en porcelaine, en verre où même en bois. On ne doit employer que des faussets bouillis et conservés dans un liquide antiseptique.
En résumé, une sonde à demeure fonc-
üonne bien, lorsque celui qui la porte n’a
pas besoin d'uriner, et lorsque l'écoulement
se fait constamment et régulièrement goutte
à goutte. Cette constatation bien vérifiée, 1l
Fra 12 —Fausset en porce- Jaine.
s’agit de la fixer dans la bonne position.
2° Sondes de de Pezzer et de Malécot. — Je dirai peu de chose de la mise au point de ces sondes, car elle est facile. La sonde une fois introduite on l’attire doucement au dehors jusqu'à ce que le pavillon soit en contact avec le col vésical, en évitant seulement avec beaucoup de soin de l'y faire pénétrer.
Fixation de la sonde.
La multiphcité des moyens employés pour fixer la
RTS
sonde à demeure indique assez leur inefficacité. Autrefois celte opération élait très compliquée. Voici à titre d'indication le procédé qu'employait Boyer (1), pour les sondes métalliques. :
« Deux rubans sont attachés aux anneaux de la sonde, conduits sous les cuisses, l’un à droite, l’autre à gauche aux parties latérales d'un bandage de corps relenu par en haut au moyen d’un scapulaire.
Cette précaution est nécessaire pour empêcher le bandage de remonter et la sonde de s'échapper de la vessie. Il faut avoir soin que les rubans inférieurs ne soient pas trop courts et ne maintiennent pas la sonde trop baissée et trop appliquée contre le scrotum, autrement son bec relevé sur la paroi antérieure de la vessie lirriterait et pourrait causer des accidents, tandis que la partie droite de l'instrument appuyant constamment sur la partie de l'urètre qui répond au ph de la verge du côté des bourses y occasionnerait de l’inflammation et peut-être la gangrène. »
Le même chirurgien reconnaissant les difficultés de bonne fixalion, occasionnées par la complexité de cet appareil proposa lui-même plus tard un autre moyen consistant à introduire en arrière du gland dans la rainure balano-préputiale un anneau de caoutchouc dans la substance duquel on passait, avec des aiguilles, les fils attachés sur la sonde en avant du méat.
On proposa à peu près à la même époque de fixer les fils aux poils du pubis. La touffe de poils présente la forme
(1) Boxer. Traité des Mal. chirurg., L. X, DR
générale d’un cône à base inférieure et malgré la striction que l’on peut obtenir, le glissement du nœud est fatal, aussi Voillemier, en présence du peu de solidité que présentait ce moyen de fixation, proposa-t-1l la fixation au diachylon.
On noue sur la sonde un long fil de coton à ravauder assez large pour être divisé en quatre. On dispose en arrière du gland et pour protéger la verge un tour de bande de diachylon d'une largeur de 2 ou 3 centimètres puis on rabat en arrière, et à égale distance les uns des autres, les quatre fils qu'on fixe dans cette position par des tours de bande superposés au premier (1).
Un autre mode de fixation qui peut être rapproché du précédent est celui-ci (2):
On prend un cordon de coton d'un mètre et demi de long environ. Le cordon est fixé, à sa parte moyenne près du pavillon de la sonde, par deux nœuds. Chacun des deux chefs est ramené sur la verge de chaque côté. Sur la partie moyenne de cet organe, on place une petite compresse en lint assez longue pour l’entourer, et autour de cette compresse, on enroule en sens inverse les deux cordons que l'on a soin de ne pas entasser sur un même point, mais que l'on dispose de manière à couvrir la verge dans une étendue assez considérable afin que la pression exercée sur un point seulement ne cause pas de douleur. Lorsque les deux chefs du fil de coton sont épuisés on les noue ensemble.
Ainsi disposé, l'appareil est suffisant pour maintenir
(1) Vorrremier. Dict. encyclopédique, p. 319. (2) Terrier et Pererre. Petite chirurgie de Jamain, p. 595.
les sondes. Mais si l'instrument dont'on s’est servi est un peu long, s'il est très flexible, s'il tend à sortir de la vessie en se recourbant, 1l pourra se dévier à droite ou à gauche, il pourra sortir tout à fait de la vessie, aussi esta1l préférable de fixer un second cordon de la même manière dans l'intervalle des deux chefs qui ont été primitivement placés.
Tous ces procédés sont sus-
cepubles d'un même reproche
1) il 7 [A | triction qui devient très pénible
d 1 M à savoir, la constriction de la {IN 4 | 1
verge à l'état de flaccidité, cons-
si le pénis entre en érection,
phénomène qui à heu normale-
ment avec la sonde à demeure
chez les jeunes sujets. Aussi
pour corriger ce défaut a-t-on
fait usage d'appareils isolant la
verge. Par exemple, les fils qui
hHennent la sonde sont fixés à
Pro ee po ee tot AUD SSUSDOTISOIE, OA DIEU
anneau placé à la base du pénis, el relenu par une ceinture. On a confectionné enfin des capuchons en caoutchouc à claire-voie qui peuvent, grâce à leur élasticité, suivre les variations de volume que subit le pénis.
Thompson décrivit enfin un procédé dans lequel on prend comme point d'appui une touffe de poils du pubis. C'est un procédé analogue que lon emploie dans le service de M. le Prof. Guyon.
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Voici la description de ce procédé : deux fils (1) d'une longueur de 50 centimètres sont préparés.
Plaçons d’abord l'un des fils.
La partie médiane est présentée à la sonde au niveau du méat en A, et fixée sur elle par un nœud solidement serré. Les deux chefs pendent alors à côté du gland, à sa gauche par exemple. Ils sont
réunis ensemble en B par un nœud
qui correspond à la base du gland,
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puis ils se séparent; l’un passe en 7