‹ La Sonde Vésicale À DemeureChapitre 23 sur 56 · RO · texte numérisé non relu

RO

sultation de la Terrasse pour mictions fréquentes (10 à r2 fois la nuit, 10 fois le Jour. Elles étaient un peu douloureuses au début et à la fin.

Jamais d'hématuries.

Son traitement n’amenant pas d'amélioration, il entre à la salle Velpeau le 12 février.

Le malade a soif.

La langue est sèche.

Il urine toujours souvent (15 à 20 fois la nuit, autant le Jour).

Les urines ne sont ni troubles ni hématuriques.

Quelques jours avant son entrée, le malade se sonde 4 fois lui-même et 2 fois il urine du sang. Ces hématuries étaient ter minales, formées de sang pur avec quelques caillots. Peu douloureuses.

Dès son entrée on met une sonde à demeure.

À la suite d’une secousse, dit le malade, il se produisit une hématurie terminale plus abondante.

Examen.

Canal libre, l’exploration révèle une prostate longue.

Le malade ne vide pas sa vessie.

La voiture provoque des douleurs vésicales sans irradiation. Elle ne provoque pas l’hématurie.

Toucher rectal. Prostate grosse, ferme, hypertrophiée surtout à droite, on atteint difficilement sa limite supérieure.

Constipation rebelle depuis septembre 1899. Modifiée par le traitement général que le malade a suivi à la salle de la Terrasse.

L'examen des urines pratiqué le 4 janvier par M. Motz a donné le résultat suivant.

Urines. Acides.

Cellules épithéliales.

Leucocytes.

Bactéries nombreuses.

Néoplasme prostatique.

12 février 1900. — Hématurie légère.

Sonde à domeure.

Le malade se lève avec sa sonde. Il éprouve une sensation de piqûre, et les urines deviennent beaucoup plus sanglantes.

Page 1