‹ La sorcellerie en Béarn et dans le Pays BasqueChapitre 6 sur 15 · LE FENOUIL · texte numérisé non relu

LE FENOUIL

Si, en tout temps, dans nos villages, on craint les sorciers, on en a peur surtout pendant la nuit qui précède la fête de Saint-Jean-Baptiste, car on est persuadé que cette nuit ils courent en plus grand nombre et plus méchamment, entrant dans les maisons pour y causer des dégâts, et là même où les portes sont fermées, pénétrant, grâce à la métamorphose, par les plus petites ouvertures.

Le fawuil.Si la réputation d'être un préservatif souverain contre tous les mauvais esprits; le superstitieux en met dans les trous des loquets et des serrures, en disant :

« Si passa peu hourat, a noeyt, nal sourcit boit, « Hè't plaa senti, fenoulh, et d'eu Ira qu'haura pou. •

(Si passer parle trou, cette nuit, quelque sorcier veut, —Fais-loi bien sentir, fenouil, et d'entrer il aura peur.)

Après s'être assuré que toutes les ouvertures sont bouchées^ il va se coucher et s'endort

Son sommeil est agité; il voit des sorciers dans ses rêves !

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