‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 111 sur 133 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

XIMÉNÈS

Pas encore. — Je la veux plus éclatante, par ses propres aveux.

P ADILLA.

Alors, la torture !

XIMÉNÈS

Cette femme? — Les tourments ne lui arracheraient pas un mot.

TOUS

Mais alors, Éminence?

XIMÉNÈS, debout.

Alors ! . . . (Haut, et pour être entendu par Zoraya.) NoUS

allons interroger son complice... (zoraya tressaille.) sur le meurtre de Cardenos, qu'il avoue (Même jeu de Zoraya.) et sur la préseuco de cette femme, une telle nuit, dans sa maison.

■ ZORAYA, vivement, debout*

Malgré lui !

XIMÉNÈS

Ce n'est pas à toi de plaider sa cause ! . . .

Z 0 R A Y A , vivement, allant à Ximénès. Si, si ! c'est à moi ! . . . (ximénès fait signe à Andrès.)

Attendez!... Oh ! attendez, attendez donc! (Andrès s'arrête.) Il n'y a que moi qui puisse dire ce qui l'excuse!... Il était affolé par mes pleurs, mes reproches, mes fureurs jalouses!... L'autre arrive, m'insulte... Alors ! dans un accès de démence, de rage!... Ah! ce crime-là, j'en suis plus coupable que lui !... Sans moi, est-ce qu'il l'aurait tué?

Tous les inquisiteurs sont descendus et l'entourent à sa gauche. XIMÉNÈS, vivement, descendant, et allant à elle.

Donc, tu en conviens, ce meurtre est ton œuvre ?

ZORAYA.

Oui, c'est mon œuvre !

XIMÉNÈS

C'est toi qui as fait de ce malheureux un assassin?

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