ACTE DEUXIÈME
FATOUM.
Si tu me le promets...
ZORAYA.
Je te le promets ! — Qui est-elle?
FATOUM.
Dona Joana, fille du gouverneur de Tolède.
ZORAYA, debout, vivement.
Padilla, ce forcené qui traque nos frères réfugiés dans la Sierra et les tue sans pitié !
FATOUM.
Allah le Très-Haut commande aux croyants de rendre le bien pour le mal ! Cette enfant est bien innocente des rigueurs de son père. Elle estchari table et bonne, même pour les nôtres ; bien qu'elle soit très pieuse, n'étant sortie du couvent que depuis quinze jours, pour se marier aujourd'hui même.
Ah ! ces cloches ?
FATOUM.
Son mariage ! Et pour la décider à entrer chez toi, j'ai profité de ce qu'elle allait de grand matin à son couvent de la Merci, demander la bénédiction de l'abbesse.
ZORAYA.
La Merci... C'est là qu'est enfermée la pauvre créature qu'aimait Kalem le lapidé...
FATOUM.
Je ne sais.
ZORAYA.
Je le sais, moi... Et je dirai à doua Joana quel prix je mets à sa guérison. — Qu'elle entre !
Aisha et Fatoiim remontent et introduisent Joana.
ACïli DEUXIÈME.