SCÈNE VII
Les Mêmes, DONA JOANA.
Joaiia descend, timide, craiiilive, appuyée sur le bras de Faloum. ZOllAYA, avec bonté.
ïu ne crains pas, senorila, de venir chez une païenne ?
JOANA.
Faloum m'a dit que vous étiez charitable ! — C'est kl loi de l'Évangile !
ZORAYA.
- Et aussi celle du Koran... Par là notre religion
est la môme I . . . Assieds-toi, ma fille. . . (Elle la fait asseoir sur les coussins uses côtés.) et dis-moi quel est Ion mal . . .
JOANA, timidement.
Permets à Fatoum de le dire mieux que moi.
FATOUM , assise sur un escabeau qu'Aisha a placé à gauche de la scène.
Il est bien étrange. — Elle se lève tout endormie la nuit, et, sans voir les personnes qui sont là, elle va, vient, vaque à ses occupations ordinaires, puis, retourne à son lit... et au réveil...
Z 0 RAY A , prenant la main de Joana qu'ellee n lâche plus
Elle n'a souvenir de rien...
JOANA.
Oh ! de rien !
FATOUM.
Ainsi, au couvent...
Non, non, j'aime mieux qu'elle me le dise ellemême.
JOANA.
Au couvent, il m'est arrivé plusieurs fois, la