PS «| DR
un programme vraiment catholique, qui n'avait que le tort imaginaire d'être énfempeslif, inopportun, comme tout ce qui dérange les plans des impies, pourquoi se taisait-il en présence de pareils excès de plume ?
Ce qui eut lieu plus tard expliqua ce mystère. Ce que nous venons de rapporter se passait en mai et en juin 1871. Or, en 1874, Mgr. Taschereau dénonçait à Rome le programme catholique et sollicitait sa condamnation. Ille haïssait donc. À Rome, comme des documents publics en font foi, on blâma Mer. Taschereau et fortement de trouver à redire aux idées de ce programme; mais on le laissa juge de l'opportunité de leur application. Malgré cela, Mgr, Taschereau ne se gêne pas d'affirmer carrément, même à tous ses prêtres réunis en retraite, que Rome à condamné le programme catholique, comme elle a condamné la réforme chrétienne des études proposée par Mer. Gaume. |
Et los libéraux de toute nuance de battre des mains, et de proclamer que Mer. Taschereau est le seul évêque que l’on doive écouter.
LECONS DE M. BENJAMIN PAQUET SUR LE LIBERALISME.— DISCOURS DE M. RAYMOND, VICAIRE-GENERAL DE ST, HYACINTHE.
Dans le printemps de l’année suivante, 1872, M. Benjamin Pâquet, professeur de l'Université Laval, donna des leçons publiques sur le libéralisme, et toute la classe des gens instruits fut chaudement invitée à venir les entendre. Le choix du sujet n'avait pas été fait sans dessein. L'Université, par la bouche de l’un de ses docteurs qui se donnait presque comme parlant au nom de Rome, parce qu'il y avait étudié trois ans, tenait à dire ce qu'elle entendait et ce qu'elle voulait que l’on entendit par libéralisme. Elle visait à circonscrire cette erreur de manière que le libéralisme catholique n'y fut pas compris et qu’elle put le caresser tout à son aise, sans s'exposer à l'ennui de soulever des accusations contre elle, Cette tactique ne manquait certes pas d'habileté.
[es