‹ La source du mal de l'époque au Canada [microforme]Chapitre 18 sur 33 · COMEDIE INFERNALE · texte numérisé non relu

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Dans le même temps, la question de savoir s’il ne devenait par urgent pour Montréal d'avoir son Université surgit

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de nouveau, et elle se débattit entre Mgr. Taschereau et Mgr. Bourget.

Moins que jamais les catholiques de Montréal ne voulaient consentir à faire étudier leur jeunes gens à l’Université Laval. Ils regardaient cette Institution comme un foyer d'idées malsaines et dangereuses, parce que plusieurs de ses chaires étaient occupées par des protestants, des francs-maçons et des libéraux. En supposant, ce qu'il est difficile de penser, que les opinions erronnées de tels professeurs ne déteignissent pas sur leur enseignement, il y avait à craindre que ces professeurs, qui devenaient pre:que nécessairement les patrons de chacun de plusieurs élèves de l'Université, n'exerçassent une funeste influence sur ces élèves, employés comme cleres à leurs bureaux. Aussi est-il arrivé que certains étudiants de Laval ont été sollicités par leur professeur à s’aggréger à la secte des francs-maçons.

Ce qui est remarquable, c’est que dans-le diocèse de Québec, la masse des hommes bien pensants et surtout la grande majorité du clergé étaient opposés à Laval, et faisaient des vœux pour que Montréal réussit à avoir son Université propre.

La question devint du domaine de la presse, et l’on discuta vivement de part et d'autre. Les journaux catholiques de Montréal manquèrent peut-être parfois de modération; mais les journaux de Québec furent grossiers, de mauvaise foi et émirent beaucoup de faux principes. On laissa faire ces derniers, mais aux premiers on déclara une guerre de sauvages.

Le débat fut porté à Rome, où se rendirent Mer. l’archevêque de Québec et Mgr. Laflèche, évéque des Trois-Rivières.

A son retour de Rome, Mgr. Taschereau adressa à ses prêtres une circulaire, en avril 1873, pour les informer contre toute vérité et contre toute justice, qu'à Rome on n'avait blâmé que les seuls journaux de Montréal. Il s'appuyait, pour parler de la sorte, sur un document émané de la Propagande, dans lequel on traçait aux évêques la ligne de con- Lai duite qu'ils devaient tenir à l'égard de la presse en général.

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