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porter candidat à une élection, qui devait avoir lieu dans le & diocèse de Rimouski, et c'était pour empêcher les curés de É ce diocèse d'élever la voix contre le libéralisme qu'il se plai- è gnait au Délégué apostolique. L:
Ce dernier a de suite donné gain de cause à M. Flynn, si ë
bien que Mgr. Langevin a dû écrire une circulaire à tous ses prêtres pour leur recommander de ne pas élever la voix à l'occasion de la lutte électorale qui allait avoir lieu. Et M. Flynn de son côté, répétait partout, et il faisait publier dans les journaux, que Mer. Conroy avait approuvé ses doctrines è et que ce sage Délégué avait mis à l'ordre l'évêque et le clergé de Rimouski.
Mer. Conroy a eu la parfaite connaissance de ces choses, et il n’a pas fait l'ombre d’une protestation ou d'un désaveu ; si bien que son nom depuis lors a grandement servi à autoriser les doctrines libérales.
Du commencement de juin à la mi-juillet, Mgr. Conroy s’est promené et amusé dans le pays. Dans une promenade sur l’eau, au Naut-au-Recollet, près: de Montréal il a failli se noyer par imprudence. Cest à cette occasion que Mer. Bour- à set lui a dit qu'il n'était jamais prudent de s'aventurer sur un terrain avant de le bien connaitre.
Vers la mi-juillet, il est venu se fixer à Québes où il a séjourné jusqu'à la fin d'août. Pendant ce laps de temps, il n'a fait aucun effort pour prendre des renseignements auprès
du clergé et des laïques instruits. Tons ceux, parmi les ultramontains, qui l'ont vu, n’ont €t6 admis à lui parler que parcequ'ils s'étaient présentés d'eux-mêmes, Quelques-uns d’entre eux ne se sont fait entendre qu'en usant d'une certaine violence. Il ne voulait accepter aucune raison en faveur de la cause catholique. Son zèle et son éloquence, 1l les employait à disculper les Hibéraux et à prêcher leurs doctrines.
À la fin, Mer. Conroy, s'apereevant que les ultramontains sont fort nombreux, au Canada, et qu'il fallait paraitre au moins leur donner une ombre de satisfaction a réuni les évêques de la province de Québec à Nt, Hyacinthe, vers le
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milieu d'août. Là, il a entendu les griefs des suffragants contre Mer. l'archevêque Taschereau et contre l'Université Laval, puisil a laissé espérer qu'il remédierait à certains maux. (était supercherie de sa part. Il voulait tromper les suffragants et les amener à agir plus tard selon ses vues.
Il avait dit, et tout le monde comptait que le professeur Langelier, qui avait donné un si grand scandale à Charlevoix, par ses doctrines impies et par sa persécution contre le clergé, serait renvoyé de l'Université Laval, de même que les professeurs Casault et Flynn, qui à Bonaventure, avaient marché sur les traces de M. Langelier à Charlevoix. On espérait au moins que, si ces professeurs gardaient leur chaires à l'Université Laval, il feraient une réparation publique.
Rien de tout cela n'a eu lieu. Les professeurs incriminés de l'Université Laval n'ont pas fait de rétractation publique ; loin de là, ils gardent leurs chaires, et, aujourd'hui encore, à propos d'élect:cn, ils courent les campagnes où ils prêchent les plus funestes doctrines, en s'appuyant sur l'autorité de Mer. Conroy.