‹ La Souveraineté du peuple, essais sur l'esprit de la RévolutionChapitre 101 sur 228 · LIVRE II. LÀ LIBERTÉ DE CONSCIENCE. f · texte numérisé non relu

LIVRE II. LÀ LIBERTÉ DE CONSCIENCE. f

qui lie dans l'univers la matière à l'esprit, et de faire entrer le monde physique dans la société humaine par l'étude de leurs relations et de leurs rapports, et l'achèvement d'une science, d une religion et d'une philosophie.

Or, l'ensemble de toutes les relations et de tous les rapports par lesquels l'homme modifie la nature et la nature modifie l'homme, se divise en deux grandes catégorie; l'une est insaisissable et libre, du moins en apparence; elle comprend l'art et l'action esthétique de l'univers ; l'autre renferme tous les faits de production et de consommation ; celle-ci seule peut être soumise à l'action du souverain. Le but de cette action ne peut être que de favoriser ces relations et de les ordonner.

La mission du pouvoir est donc d'activer la production, le circulation et la consommation, et de les régulariser ; et tout d'abord d'assurer à tous , dans les limites du possible, des moyens de travail, une consommation suffisante, et de diriger la circulation.

C'est là ce que le peuple appelle l'organisation du travail. Organiser le travail, tel est désormais la mission du pouvoir.

Quant à l'ensemble de vérités, à l'autorité qui limite et qui crée la souveraineté de tous, c'est ce que le peuple appelle la République. C'est la garantie de tous et de chacun contre la tyrannie du grand nombre ou de la force.

Je ne sais que trop que ces conditions abstraites et absolues sont immédiatement irréalisables; elles n'en sont pas moins désormais les conditions nécessaires:

De la seule autorité possible ,

De la seule souveraineté légitime, Du seul pouvoir acceptable et utile.

Tel est le but inévitable auquel tend la révolution ; le progrès régulier n'est que dans la direction qui y conduit, le repos et l'ordre sont absolument impossibles à rencontrer dans une autre voie.

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