‹ La souveraineté pontificale et l'ItalieChapitre 7 sur 16 · RÉSUMÉ. — LE PARTI CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ. — LE PARTI CATHOLIQUE

La démonstration que je poursuivais est faite.

Il est certain que, né de la force même des choses et de la volonté des peuples, le pouvoir temporel a eu constamment pour appui, dans ses transformations successives, une adhésion exprimée ou tacite. Cette adhésion, qui a vivifié le pouvoir temporel à son origine, qui Ta protégé dans sa phase municipale et républicaine, l'a soutenu également dans la phase absolutiste. Elle reste la

condition nécessaire de son existence dans la phase représentative où il est entré.

Il est certain qu'aux plus grandes époques de l'histoire de la Papauté, l'adhésion des populations au pouvoir temporel n'a été donnée que sous conditions. Ces conditions ont été débattues au milieu des agitations de la vie d'un peuple libre, et fixées selon les chances de la lutte, dans des pactes cl des compromis; la Papauté n'a jamais hésité, pendant le moyen âge, à reconnaître les droits qui restreignaient le sien.

Il est certain que non-seulement la souveraineté politique des Papes sur les États de l'Église, et notamment sur Rome, a été limitée et partagée, mais que jusqu'aux quinzième et seizième siècles, elle a été presque toujours purement nominale ; que, dans tous les cas, le caractère et l'étendue de cette souveraineté ont été déterminés, non par uu principe absolu, mais par les variations du système politique qui prévalait dans le reste de la Péninsule.

11 est certain que, sept siècles durant, le gouver-

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