CHAPITRE NI
L’Inflationet les Changes. — Les traités monétaires Rapport des Changes et des Prix Les opérations commerciales les plus simples transformées en spéculations
Nous avons vu que la notion de pouvoir d'achat de la monnaie n’est pas une notion simple et que par exemple sa valeur est différente à l'égard du coût de la vie de ce qu'elle est à l'égard des placements de capitaux.
Par valeur monétaire on peut entendre tantôt celle de la marchandise « monnaie » c'est-à-dire le cours de l'argent à la Bourse et tantôt la valeur d'échange de la monnaie qui s'exprime dans les différentes puissances d'achat qu'une même somme d'argent possède à des époques diverses. Dans le premier cas c'est la valeur marchande de la monnaie qu'on se propose de rechercher, dans le second c'est à proprement parler la valeur monétaire qu'on s'efforce de calculer. Mais il est évident que le cours de l'argent est aussi un élément déterminant du prix des marchandises, qu'il existe un parallélisme entre le mouvement des prix et celui du taux de l'intérêt et que d'une façon générale on peut considérer la valeur intérieure d'une monnaie comme homogène.
RÉTR
L'Inflation a provoqué un renchérissement de tous les produits et rendu les billets inconvertibles en or. Le pouvoir d'achat dela monnaie s’est vu diminué, mais elle a trouvé cependant à l'intérieur de chacun de ses pays d'origine une valeur complémentaire due à des éléments psychologiques : L'usage prolongé et la commodité d'une monnaie, en évitant le troc apportent à celle-ci un supplément d'appréciation, c'est-à-dire que la qualité seule d'instrument de mesure en dehors de toute contre partie réelle, empêche la dépréciation intégrale que les circonstances sembleraient devoir imposer. Mais dans les échanges internationaux, cette monnaie, d'’instrument de mesure, devient objet d'échange, et se trouve soumise au procédé d'évaluation commune à toutes les marchandises.
En d'autres termes, surle marché des changes, la valeur des monnaies se trouve réduite à une application de la loi de l'offre et de la demande, les forces en présence étant seulement d'une partles disponibilités de change existant dans le monde et d'autre part les besoins qu'on en a. Ainsi dans les paiements internationaux, la monnaie est considérée comme une marchandise ordinaire etle change par le truchement des devises se crée, se mobilise et satisfait aux besoins qui le réclament, tout comme pour les marchandises il y a production, mise au marché et consommation.
Ricaro et SruartT Mic ont prouvé que les changes reflètent les pouvoirs d'achat intérieurs et qu’il existe un parallélisme entrele mouvement des prix et celui des devises. En effet lorsque nous nous procurons duchange,
nous nous bornons en somme à acquérir avec notre pou-