‹ La Spéculation et les Troubles monétairesChapitre 24 sur 32 · VER · texte numérisé non relu

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la crise économique générale est due à cequ’ils. ont fermé aux pays industriels une partie de plus en plus importante de leurs débouchés en augmentant le nombre des pays qui ne pouvaient pas ou guère acheter les manufacturés faute de céder leurs propres matières premières et leurs produits dans des conditionsnormales. C’est ainsi qu'une partie importante de la clientèle anglaise, telle que celle de l'Europe Orientale et de certains Etats de l'Europe Centrale avait à peu près disparu. Sur les marchés d'ex-trême Orient, les ventes avaient énormément diminué depuis la dépréciation de l'argent, et l'Amérique du Sud et les Dominions, notamment à cause de leur change, n’achetaient plus que ce qui leur était immédiatement nécessaire.

D'un autre côté les changes ont rendu spécialement dangereuse dans la compétition universelle la concurrence des pays qui tout à la fois avaient une importante industrie et une monnaie très dépréciée. Mais même ces pays à qui le change offrait l'avantage de pouvoir passer des marchés qui dans d’autres conditions eussent été impossibles, furent généralement très gênés à l'étranger par la stagnation presque complète des affaires qu'ils y constatèrent. C’est qu’on était en présence d'une situation générale embarrassée dont personne. ne pouvait être exempt de supporter plus ou moins les fâcheuses conséquences.

Les pays à change favorable ont dû subir un arrêt dans l'écoulement de leurs produits et ceux à change déprécié une diminution dans le ravitaillement en matières et l'acquisition des machines : D’une part l'écoulement des manufacturés dans les pays à monnaie dépréciée est diffi-

he.

cile parce que ceux-ci ne veulent pas en importer lorsqu'ils ont souci de leur avenir, ou n'en veulent importer que dans des cas spéciaux et exceptionnels parce qu'ils

paieraient très cher la main d'œuvre étrangère. Et même

les importateurs de la meilleure foi sont souvent dans

l'impossibilité de tenir leurs engagements par suite de

retards dans leurs rentrées de fonds ou de la baisse des

changes nationaux (1)... D'autre part la production

avec des matières importées ne peut être que très faible avec la consommation actuelle surle marché National et les barrières douanières ont fermé un peu partout les dé-

bouchés extérieurs. Quant aux instruments de production

dont les pays à change bas peuvent avoir besoin, il serait plus facile d'organiser un crédit pour en permettre

l'achat si on pouvait davantage fabriquer avec eux des marchandises exportables fournissant peu les devises nécessaires à leur paiement.

Malgré tout ce que nous venons de dire, il faut répéter que, la dépréciation intérieure et la dépréciation extérieure réagissant constamment l’une sur l’autre, le change tend à corriger les dénivellations de prix. L'effet devenant cause, il adonc souvent sur eux une influence prépondérante et certains auteurs en envisageant leurs rapports se sont plu parfois à dégager quelques principes généraux : D'abord sauf dans les pays dont le change est très instable et très déprécié, les variations de prix sont correspon-

(1) Le remède dans une prime d'assurance contre l’insolvabilité du débiteur paraît bien chimérique parce que s’ajoutant au taux d'intérêt, elle devrait être élevée et rendrait les opérations à peu près impossibles à traiter dans des pays souffrant déjà de la déprêciation du change national,

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