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répercussion dans le monde des valeurs. » (1) Quand des besoins plus grands provoquent le moindre déséquilibre entre la production et la consommation, on voit les acheteurs prendre le pas sur les vendeurs et il se produit un commencement de hausse très légitime et rationnel puisqu'ilest basé sur l'augmentation des bénéfices escomptés. Mais dès que la hausse se manifeste, dans le domaine de la Bourse, plus encore que dans celui des marchandises, générales, le phénomène psychologique de la spéculation intervient, chacun voulant profiter du mouvement qui va se produire. Il s'opère alors une sorte de dédoublement dans la mentalité des acheteurs. Ce qu'ils recherchent, ce n’est plus seulement l'augmentation prévue des dividendes, mais c’est la plus-value rapide qui proviendra de la hausse des titres.
Îs achètent, non seulement parce que les bénéfices seront plus grands, mais encore et surtout parce qu'il existe un courant de hausse et qu'ils veulent entrer dans le courant. Ce phénomène s'est produit pendant toute la période qui s’est étendue de l'automne 1919 à mai 1920 sur le marché financier de Paris.
Ce que nousavons vu pour les marchandises se répète également en ce qui concerne les valeurs de Bourse. Des Syndicats ou des groupements essayent de stocker des valeurs dans l'espoir d'une plus-value et à côté d'eux il y a la multitude des spéculateurs qui constituent des stocks invisibles etla multitude de ceux qui ayant dépassé leurs moyens achètent à crédit, La baisse se précipite d'autant
(1) Raoul Hacauzr conf. cit.
plus vite qu'en dehors de ceux qui sont véritablement obligés de vendre, on voit surgir une nouvelle couche de vendeurs qui ajoutent leurs offres à celles qui sont déjà sur le marché. Tel est le cas par exemple, des industriels et des commerçants qui, ayant besoin de réaliser leurs : stocks ne peuvent s'y résigner, parce que dans leurs bilans, ils les ont estimés à un prix supérieur à celui qu'ils pourraient obtenir et qu'ils couvrentces stocks en vendant des valeurs.
Ceci s'est produit d'une façon particalièrement nette en 1920. (1) Au moment où les sucres tombaient de ces cours élevés où les Américains les avaient portés, de 23 cents la livre à 7, les détenteurs de stocks de sucre en Europe, à Java.’ en Egypte, etc... qui ne pouvaien! pas vendre ces stocks du jour au lendemain, vendirent des valeurs de sucre. Il en fut de même pour les diamants ; les détenteurs de Londres, d'Amsterdam, de Genève, voyant que les ventes s’arrêtaient et que les diamants avaient des chances de baisser, se couvrirent en vendant dela « DE BEERSs » ou autres valeurs diamantifères.
A ces deux catégoriesde vendeurs qui sont obligés de se débarrasser, les premiers des valeurs mêmes sur lesquelles ils ont spéculé, les seconds des valeurs correspondantaux marchandises qu'ils ont stockées, se superpose une autre catégorie d'offrants qui va encorc précipiter la baisse : Les Commerçants et les Industriels dont les moyens financiers ont été employés dans desimmobilisations, dont les frais généraux continuent à courir et qui ne peu-
(4) Raoul Hacauzr conf. cit.
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vent pas vendre leurs marchandises, même en consentant: un sacrifice, cherchent du côté de leur porte-feuilleles disponibilités dont ils ont besoin et jettentleurs titres sur le marché. Toutes ces causes quiaccentuent la baisse, montrent bien que « la Bourse n’est qu’un reflet et qu'elle est toujours logique avec le reste des opérations qui se font. dans le monde ». On a même dégagé quelques précisions issues lentenient de l'observation et d'expériences renouvelées ; on a découvert que le marché financier devance toujours ce qui se passe dans le domaine industriel et commercial.
Poarillustrer cette affirmation, il suffit, par exemple. de considérer les prêts. Il y a les prêts aux particuliers. au commerce, à l'industrie, les prêts internationaux et ceux dela Bourse. Si ces prêts ont augmenté trop vite, une des. catégories doit céder et ce sont généralement les prêts de Bourse parce qu'on les fait rentrer plus facilement que les prêts commerciaux ou internationaux.
Si un pays fait rentrer ses prêts de Bourse, une baisse des cours se produit et presque aussitôt les autres prêts de Bourse disparaissent automatiquement, parce que les xarges sont épuisées. Une nouvelle baisse survient alors, car il faut se souvenir que les capitalistes, en quête de placements n'achètent pas sur la baisse autant que sur la.
hausse.
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