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besoins militaires, les dangers de la navigation, l’élévation du prix du fret et des tarifs d'assurances nous empêchaient brutalement de recourir aux ressources de l'importation. Toutes ces causes devaient fatalement amener un renchérissement des prix.
L'Allemagne qui avait prémédité la guerre et qui l'avait méticuleusement préparée, avait prévu le danger. Une loi du 4 août 1914 fixait, pour la durée de la guerre, le prix maximum des denrées de première nécessité, notamment des marchandises alimentaires et fourrages, des produits bruts du sol, combustibles et matières employées pour l'éclairage. Une
ordonnance du Chancelier de l’Empire en date du 25 juillet 1915, complétait ces dispositions et édictait des peines allant jusqu’à un an de prison et 10.000 marks d'amende contre ceux qui, pour les denrées sus-visées ou pour les objets servant à la guerre, exigeraient des prix exagérés, ou contre ceux qui retiendraient ces objets ou denrées dans le but de réaliser des bénéfices excessifs.
A ces facteurs de la hausse dont nous devions souffrir dès le début de la guerre, à ces causes naturelles et générales de renchérissement devaient hélas s’en ajouter d’autres, avec la prolongation des hostilités, telles que la baisse de notre change, résultant de l’inflation de notre circulation fiduciaire et des achats énormes qu'il nous fallait faire à l'Etranger et surtout les agissements coupables d'individus malhonnêtes qui profitaient des événements pour s'enrichir au détriment des intérêts du Pays. Dans toutes les périodes troublées de l'Histoire, n’avons-nous pas cons-