‹ La Splénomégalie Dans les Maladies ParasitairesChapitre 9 sur 15 · SEC NE · texte numérisé non relu

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eux présentaient des signes non équivoques de dégénérescence graisseuse. |

Plus récemment, Tictin a repris ces expériences, toujours en s'adressant à des Singes : il a obtenu des résultats un peu différents. Néanmoins, il a toujours remarqué que les animaux dératés succombaient beaucoup plus vite que les animaux témoins.

Les résuliats obtenus par Tictin ont fait surgir une importante question. Il s’agit de savoir si la rate est bien réellement, comme le pensaient Metschnikoff et Soudakewitsch, le seul organe qui prenne part à la défense et dans lequel se produise la phagocytose.

Tictin a constaté que, dès le début de l'infection, aussi bien chez les Singes normaux que chez ceux qui ont subi la splénectomie, la phagocytose se produit dans la moelle osseuse, dans le foie, les reins et les poumons.

Tictin a même vu des Singes splénectomisés guérir et acquérir l’immunité. Il a pu arriver une fois à provoquer une phagocytose artificielle en introduisant sous la peau de Singes possédant une immunité active, de petits tubes de verre remplis de virus : les polynucléaires y afiluèrent, englobèrent les Spirochètes, et l'animal ne fut point malade.

Si l’on rapproche de ces résullats ceux qui ont été obtenus par Ivanoff en recherchant la phagocytose dans le sang, résultats déjà signalés précédemment, nous sommes amené à modifier un peu la conception primitive de Metschnikoff et de Soudakewitsch.

Nous pouvons néanmoins continuer à admettre

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que la phagocytose se produit surtout dans la rate et que c’est cet organe qui joue le rôle principal dans la défense de l’organisme.

Cette défense est caractérisée par une congestion intense de la rate, congestion qui produit la splénomégalie, et en même temps par une exagération de la fonction myéloïde de la rate. Ce mode de réaction peut paraître surprenant pour un organe que tous les auteurs s'accordent à regarder avant toutcomme ayant une fonction lymphopoïétique. Il est pourtant d'accord avec les recherches de Dominici, puis de Bezançon et Labbé.

Dominici a démontré que, dans des conditions particulières d'infection éberthienne, associée à un certain degré d’anémie, la rate peut récupérer la fonction myéloïde qu’elle possédait pendant la vie fœtale. Ce réveil se produit grâce à des éléments myélogènes qui ont persisté dans la pulpe depuis la période fœtale. Des observations analogues ont été faites par van der Stricht, qui expérimentait sur le Lapin, au moyen du Coccobacille pesteux.Bezançon et Labbé ont aussi apporté de bonnes preuves à l'appui de cette thèse, en se basant sur des expériences d'infection pneumococcique.

Les travaux de Metschnikoff nous permettent donc de conclure que la rate acquiert, au cours de la fièvre récurrente, une propriété qui, chez l'adulte et à l’état normal, est dévolue à la moelle osseuse. Dans l'infection par le Spirochète d'Obermeîïer, la rate produit des leucocytes polynucléaires,des micro-

phages, qui jouent le rôle principal dans la réaction de défense de l'organisme contre le parasite.

Il resterait à reprendre, par des expériences conduites spécialement dans ce but, l'étude de Ja rate au cours de la fièvre récurrente, de façon à suivre la genèse des microphages et à voir comment, au cours de cette infection, les éléments myéloïdes apparaissent dans la pulpe splénique.

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