Cf. Federal Reserve Board Report pour
prises ne sont viables que grâce au cumul d’une perspective de hauts profits et à la possibilité d'obtenir de l'argent à un taux très bas. Ceux qui empruntent pour stocker des marchandises et les revendre à un cours plus haut n’auront plus de raisons de le faire du moment que l'intérêt de l’argent aura atteint le rythme de hausse prévu pour ces marchandises. La loi du rendement décroissant fait aussi que les usines qui avaient intérêt à étendre leur production, lorsque des prêts leur étaient consentis à un taux favorable, ne pourront plus le faire avec bénéfice par suite de l’élévation de ce taux. Ainsi, dans le cas de hausse, certains emprunteurs se retirent du marché et le volume du crédit se trouve diminué. Il en va autrement dans le cas d’une baisse du taux de l’escompte dans le but de favoriser une reprise. Il s’agit ici d'inciter les chefs d’entreprise à emprunter pour étendre leurs opérations, mais ils pourront préférer ne pas le faire s’ils craignent, les perspectives étant renversées, de les voir se solder en déficit. Tel, qui se résignait par prudence à abandonner un bénéfice problématique, n'ira pas au devant d’une perte qui lui apparaît certaine. Faire emprunter les baissiers est infiniment plus difficile que de décourager les haussiers, L'expérience est ici en plein accord avec le raisonnement. C’est ainsi qu'en Angleterre, en 1893, après la crise américaine, le taux de l’escompte abaissé à 2%, celui du marché libre à 1 %, ne parvinrent à provoquer une reprise de l’activité économique qu’au bout de deux ansi.
Mais comme,en somme, la dépression vient après